La petite librairie de Boo

La petite librairie de Boo .... Parlons livres ... les livres que vous avez aime ...et les autres ....

lundi 30 juillet 2007

CRUAUTES CONJUGALES - DAMIEN OWENS

Peut-on survivre au Wedding blues en restant zen ?
pour Mary, rien n'est moins sûr : un an de mariage et Peter lui tape déjà sur les nerfs !
La raison officielle ? Ses imitations ratées, ses blagues belges pas drôles, sa collection de grimaces.
L'officieuse : la monotonie, l'habitude, l'ennui.
Un malheur n'arrivant jamais seul, elle est en prime confrontée à l'embarrassante sollicitude des autres. Ses proches, sa famille (et bientôt toute la ville gonflée d'une bienveillance empoisoinnée !) vont s'occuper de raccommoder leur couple. Et les résultats ne se font pas attendre....


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Cruautés conjugales, Damien Owens
Editions 10X18, 412 Pages, Juillet 2007 ( Précédente parution Belfond, 2004)
(Traduit de l'Anglais par Julie Sibony)
Roman Contemporain.





Cachotteries, complots, malentendus et autres quiproquos, un vaudevile à l'irlandaise, moderne et décalé, sur la crise du couple et ses dégâts collatéraux. Une comédie grinçante !

Biba                         " Ce micmac à l'irlandaise d'une acidité vivifiante fait rire autant que grincer des dents."

Lire                           " La crise du couple vue avec une belle dose de bon sens."

Valeurs actuelles   " Un tendre roman sur les effets pervers de la rumeur..."

Marie-Claire            " La force de ce roman est de monter en épingle, ces crises que traversent les couples, et de faire sourire. Les gens heureux n'ont pas d'histoire ? à voir."

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vendredi 27 juillet 2007

AIMONS TOUJOURS ! AIMONS ENCORE !

COEUR











Aimons toujours ! Aimons encore !
Quand l'amour s'en va, l'espoir fuit.
L'amour, c'est le cri de l'aurore,
L'amour c'est l'hymne de la nuit.

Ce que le flot dit aux rivages,
Ce que le vent dit aux vieux monts,
Ce que l'astre dit aux nuages,
C'est le mot ineffable : Aimons !

L'amour fait songer, vivre et croire.
Il a pour réchauffer le coeur,
Un rayon de plus que la gloire,
Et ce rayon c'est le bonheur !

Aime ! qu'on les loue ou les blâme,
Toujours les grand coeurs aimeront :
Joins cette jeunesse de l'âme
A la jeunesse de ton front !

Aime, afin de charmer tes heures !
Afin qu'on voie en tes beaux yeux
Des voluptés intérieures
Le sourire mystérieux !

Aimons-nous toujours davantage !
Unissons-nous mieux chaque jour.
Les arbres croissent en feuillage ;
Que notre âme croisse en amour !

Soyons le miroir et l'image !
Soyons la fleur et le parfum !
Les amants, qui, seuls sous l'ombrage,
Se sentent deux et ne sont qu'un !

Les poètes cherchent les belles.
La femme, ange aux chastes faveurs,
Aime à rafraîchir sous ses ailes
Ces grand fronts brûlants et réveurs.

Venez à nous, beautés touchantes !
Viens à moi, toi, mon bien, ma loi !
Ange ! viens à moi quand tu chantes,
Et, quand tu pleures, viens à moi !

Nous seuls comprenons vos extases.
Car notre esprit n'est point moqueur ;
Car les poètes sont les vases
Où les femmes versent leur coeurs.

Moi qui ne cherche dans ce monde
Que la seule réalité,
Moi qui laisse fuir comme l'onde
Tout ce qui n'est que vanité,

Je préfère aux biens dont s'enivre
L'orgueil du soldat ou du roi,
L'ombre que tu fais sur mon livre
Quand ton front se penche sur moi.

Toute ambition allumée
Dans notre esprit, brasier subtil,
Tombe en cendre ou vole en fumée,
Et l'on se dit : " Qu'en reste-t-il ? "

Tout plaisir, fleur à peine éclose
Dans notre avril sombre et terni,
S'effeuille et meurt, lis, myrte ou rose,
Et l'on se dit : " C'est donc fini ! "

L'amour seul reste. O noble femme
Si tu veux dans ce vil séjour,
Garder ta foi, garder ton âme,
Garder ton Dieu, garde l'amour !

Conserve en ton coeur, sans rien craindre,
Dusses-tu pleurer et souffrir,
La flamme qui ne peut s'éteindre
Et la fleur qui ne peut mourir !
 


In Les Contemplations, Victor Hugo.

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jeudi 26 juillet 2007

LES AMANTS IMPARFAITS - PIERRETTE FLEUTIAUX

Paris, Juin 2001 : trois jeunes gens comparaissent devant un juge d'instruction. Il s'agit de jumeaux Léo et Camille, dix-sept ans, issus d'une famille très fortunée, et de Raphaël, vingt ans, fils d'une employée de mairie.
Ils ont noué autrefois, dans la petite ville de leur enfance, une amitié complexe et passionnée.
Après la tourmente, le récit de Raphaël révélera le secret des jumeaux et l'histoire des amants imparfaits.


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Les amants imparfaits, Pierrette Fleutiaux.

Editions Babel, 309 pages, Février 2007.( Editions précédentes Acte
Sud, 2005)

Roman Contemporain.





Du jour où, à l'âge de 9 ans, il rencontre les jumeaux
Léo et Camille, la vie de Raphaël est bouleversée : il découvre la beauté, l'indicible, l'étrangeté, l'innocence et la dépravation.  Et, plus tard, le désir d'écrire. Sur le thème du double et de la géméllité.
Un "livre de questions" qui est aussi un livre de sagesse.

Variation superbe sur les thèmes du double et de la fascination, ce roman raconte les paradis perdus et les utopies, l'innocence et ses dangers, le vertige des origines et la difficulté de grandir. Il compose aussi une méditation sur l'inconscient social et les pouvoirs de l'écriture.

la critique Le Courrier
la critique  Evène


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mercredi 25 juillet 2007

MELANGES D'AMOUR

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Vous demandez si l'amour rend heureuse :
Il le promet, croyez-le, fût-ce un jour.
Ah ! Pour un jour d'existence amoureuse
qui ne mourrait ? La vie est dans l'amour.
Si le sourire, éclair inattendu,
brilla parfois au milieu de mes larmes,
c'était l'amour ! C'était lui, mais sans armes;
c'était le ciel qu'avec lui j'avais perdu.

Sans lui, le coeur est un foyer sans flamme.
Il brûle tout, ce doux empoisonneur.
J'ai dit bien vrai comme il déchire une âme :
Demandez donc s'il donne le bonheur !
Vous le saurez : oui, quoi qu'il en puisse être,
de gré, de force, amour sera le maître :
et, dans sa fièvre alors lente à guérir,
vous souffrirez, ou vous ferez souffrir.
Dès qu'on l'a vu, son absence est affreuse;
dès qu'il revient, on tremble nuit et jour;
souvent enfin la mort est dans l'amour;
et cependant....Oui, l'amour rend heureuse !



In
Idylles et Elégies, Marceline Desbordes-Valmore.

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lundi 23 juillet 2007

TATIANA & ALEXANDRE - PAULLINA SIMONS

A 11 ans, Alexandre quitte pour toujours les Etats-Unis. Ses parents, militants communistes, ont choisi de s'installer en URSS. Là-bas il vit dans la misère, entre un père entièrement dévoué à son engagement politique et une mère qui sombre dans l'alcool.
Il entrevoit enfin le bonheur le jour où il rencontre Tatiana avec laquelle il vit un amour absolu.
C'est alors que la Seconde Guerre mondiale éclate.
Menacé de mort à cause de ses origines américaines, Alexandre doit se sacrifier pour sauver celle qu'il aime.
Laissant son amant aux mains de l'armée Rouge, Tatiana embarque seule pour New York où elle met au monde leurs fils. Au plus profond d'elle-même, elle sait Alexandre toujours vivant.
Mais quel avenir un monde déchiré par les conflits peut-il offrir ?


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Tatiana & Alexandre, Paullina Simons
Editions Pocket, 600 pages, Mai 2007 ( Editions précédente Robert Laffont)
( Traduit de l'Américain par Christine Bouchareine)
Roman Contemporain.





Après Tatiana.....voici une suite captivante.
En effet après avoir laissé l'amour de sa vie en Russie, le croyant mort, Tatiana refait sa vie avec "leur" fils aux Etats-Unis. Mais elle est sure qu'Alexandre vit toujours et repart donc dans son pays natal déchiré par la Seconde Guerre mondiale, laissant son fils.
Un roman de douleur et d'incertitude mais aussi de tendresse et de liberté retrouvée.

L'avis donné dans Critiques Libres

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TATIANA - PAULLINA SIMONS

Eté 1941. Tatiana et Alexandre se rencontrent le jour où l'Allemagne déclare la guerre à l'Union soviétique.
Elle est Russe, lui, bien qu'officier de l'armée Rouge, est américain.
Ils s'aiment au premier regard, d'un amour absolu et interdit : lié à la soeur aînée de Tatiana.
Ensemble, les amants illicites affronteront tous les dangers de cette guerre qui va bientôt précipiter la ville dans l'horreur, la famine, la peur, le froit, la mort.
Mais une épreuve bien plus cruelle les attend : la trahison....


tatiana


Tatiana, Paullina Simons
Editions Pocket, 627 pages, Avril 2006 (Précédente Editions Belfond)
(Traduit de l'Américain par Marie-Hélène Sabard)
Roman Contemporain.




Un amour interdit!!
Eté 1941 : l'armée allemande déclare la guerre à l'Union soviétique. A Léningrad, une jeune Russe, Tatiana, attend l'autobus. De l'autre côté de la rue, un bel officier de l'armée Rouge, Alexandre Belov, l'observe. Les deux jeunes gens s'aiment au premier regard. Mais ils ne peuvent vivre leur amour librement, car Alexandre est promis à la soeur aînée de Tatiana. Portés par leur passion ils affronteront la guerre.
Un réel beau roman d'amour et bien plus.....

L'avis du guide de lecture

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vendredi 20 juillet 2007

LA SOURCE CACHEE - HELLA S. HAASSE

Au coeur des bois, cernée d'un rempart de végétation luxuriante, se tapit la maison de Breskel. A la faveur d'une période de convalescence, Jurgen arrive dans cette propriété familiale pour vider la bâtisse avant de la vendre.
Ensorcelé par l'atmosphère exceptionnelle des lieux, il se prend à creuser dans le passé d'où émerge Eline, disparue naguère dans des circonstances mystérieuses, un caractère passionné et romantique avec lequel cet esprit dogmatique sent peu à peu s'établir une étrange communion.


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La source cachée, Hella S.Haasse
Editions babel poche, 141 pages. ( Précédente Editions Acte Sud)
(Traduit du Néerlandais par Anne-Marie De Both-Diez)
Roman Contemporain.



Hella S.Haasse ouvre ici les portes de son univers très féminin à un homme qui se cherche, s'invente et finalement se découvre, dans une maison hantée d'impressions et de souvenirs.

Le monde                        " Plus qu'une styliste, Hella Haasse est une raconteuse d'histoires, doublée d'une formidable poseuse de questions."

La libre Belgique            " Reconnue, à l'heure actuelle, comme la plus célèbre romancière de Hollande, elle se veut surtout romancière sans frontières. Sans parti pris, sans dogme, sans exclusive. Mais avec des interrogations qui dépassent allègrement le monde des réalités tangibles."


Ce livre n'est pas épais, j'espère le lire dans le week-end afin de vous donner mon avis.

en attendant, ce livre me tente grâce au  : Club des rats de biblio-net

je l'ai terminé                 : C'est un livre bien écrit, très bien écrit en tout cas j'ai beaucoup aimé le style et pourtant, il y a énormément de descriptions du paysage, et d'habitude je n'aime pas trop ça, mais là, je ne sais pourquoi, ça ne m'a pas dérangé, j'ai même apprécié, peut-être justement l'impression d'être avec Jurgen ....L'histoire est pleins de mystères, de non-dits, d'âmes qui rodent, dans une maison vide qui pourtant ne l'est pas....La plupart des mystères que tente d'élucider Jurgen seront dévoilés mais pas tous. Mais une chose est sure pour lui, il comprendra pourquoi " ils semblent ( sa femme Rina et lui ) prédestinés à se repousser réciproquement, justement lorsqu' ils veulent se rapprocher. "


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jeudi 19 juillet 2007

LES MYSTERES DE LA TERRE - KRISTOF LAMBERIGTS & STEVEN BORGERHOFF

A notre époque où la technique, la science et l'intelligence humaine ont apporté plus de réponses qu'on ne pouvait l'espérer, nous sommes enclins à ne croire que ce que nous pouvons voir et expliquer. Cependant, parfois, certains phénomènes ne peuvent être éclaircis aussi simplement. Les scientifiques ne parviennent ni à les démontrer ni à les infirmer.

Comment et pourquoi la Terre est-elle apparue ? Pourquoi, chaque année, des dizaines de bateaux et d'avions disparaissent dans le triangle des Bermudes ? Qui a tracé les lignes de Nazca, ces gigantesques figures du désert péruvien ? La criminalité augmente-t-elle les soirs de pleine lune ? Les cercles de cultures sont-ils dus aux extraterrestres ?



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Les mystères de la terre, Kristof Lamberigts-Steven Borgerhoff
Editions Luc Pire, 189 pages, Mai 2007
(Traduit du Néerlandais par Henriette Courtens et Beuro Assist)
Essai.Documents.


Dans
Les Mystères de la Terre, Steven Borgerhoff et Kristof Lamberigts ont voulu décortiquer ces énigmes afin de susciter le débat.

Voilà ce qu'ils en disent dans leur préface          " Oui il existe de nombreux mystères. Dans ce livre, les grandes énigmes de notre planète sont présentées de manière claire et synthétique.
Dans
Les Mystères de la Terre, nous avons voulu étudier ces énigmes afin de susciter le débat. Qui croit quoi ? Pour ou contre ? Quelle théorie est suffisamment fondée pur qu'on s'y intéresse ? (....)"

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mercredi 18 juillet 2007

LA COMPLAINTE DU CHIEN

Je sais que ce texte est surement connu, par beaucoup d'entre vous, mais il m'a tellement ému et fait pleurer, que j'ai décidé de le partager avec vous. Certe il est dur ! mais nous sommes en période de congés et il faut se mobiliser avec nos petits moyens pour que tout ceci arrive le moins possible. J'ai des chiens, j'aime mes chiens ....et je ne comprends pas que l'on puisse un jour, leur tourner le dos, les laisser, les abandonner, comme si ils n'avaient aucun sentiment, ils nous donnent tellement d'amour sans rien demander en retour, sauf la fidélité ? Mais ce mot  peut-être ne s'applique t-il pas aux hommes ?. Mais j'ose espérer le contraire.


chien_refuge1



La complainte du chien abandonné !



 


Au fond du vieux refuge, dans une niche en bois,
Depuis deux ans je purge, d'avoir trop cru
en toi.
Tous les jours je t'attends, certain que tu viendras,
Tous les soirs je m'endors, sans que tu ne sois là.

Pourtant je suis certain, je te reconnaîtrai,
Viens me tendre une main, je te la lécherai.
Tu te souviens très bien, quand je sautais sur toi,
Que tu me caressais, que je dansais de joie.

Que c'est il donc passé, pour que ce 16 juin,
Heureux que tu étais, je me rappelle bien,
Tu sifflais, tu chantais, en bouclant les valises,
Que tu m'aies attaché, là, devant cette église.

Je ne peux pas comprendre, et ne croirai jamais,
Que toi qui fus si tendre, tu sois aussi mauvais.
Peut-être es-tu très loin, dans un autre pays,
Mais quand tu reviendras, moi j'aurai trop vieilli.

Ton absence me pèse, et les jours sont si longs,
Mon corps s'épuise, et mon cœur se morfond.
Je n'ai plus goût à rien, et je deviens si laid,
Que personne, jamais, ne voudra m'adopter.

Mais moi je ne veux pas, que l'on me trouve un maître,
Je montre bien mes dents, et je prends un air traître,
Envers qui veut me prendre, ou bien me caresser,
Pour toutes illusions, enfin leur enlever.

Car c'est toi que j'attends, prêt à te pardonner,
A te combler de joie, du mieux que je pourrai,
Et je suis sûr, tu vois, qu'ensemble nous saurions,
Vivre des jours heureux, en réconciliation.

Pour cela, je suis prêt, à faire de gros efforts,
A rester près de toi, à veiller quand tu dors,
Et à me contenter, même si j'ai très faim,
D'un vulgaire petit os, et d'un morceau de pain.

Je n'ai jamais rien dit, lorsque tu m'as frappé,
Sans aucune raison, quand tu étais énervé,
Tu avais tous les droits, j'étais à ton service,
Je t'aimais sans compter, j'acceptais tous tes vices.

Tu m'as mis à la chaîne, ou tu m'as enfermé,
Tu m'as laissé des jours, sans boire et sans manger,
J'ai dormi bien souvent, dans ma niche sans toit,
Paralysé, raidi, tellement j'avais froid.

Pourtant, si tu reviens, nous partirons ensemble,
Nous franchirons en chœur, la porte qui ressemble,
A celle d'une prison, que je ne veux plus voir,
Et dans laquelle, hélas, j'ai broyé tant de noir.

Voilà, mon rêve se termine, car je vois le gardien,
Puis l'infirmière, et le vétérinaire plus loin,
Ils entrent dans l'enclos, et leurs visages blêmes,
En disent long pour nous, sur ce qu'ils nous amènent.

Je suis heureux, tu vois, car dans quelques instants,
Je vais tout oublier, et, comme il y a deux ans,
Je m'endormais sur toi, mon cher et grand ami,
Je dormirai toujours, grâce à …l'euthanasie.

Et s'il t'arrive un jour, de repenser à moi,
Ne verse pas de larmes, ne te prends pas d'émoi,
Pour toi, j'étais " qu'un chien ", tu préférais la mer,
Tu l'aurais su avant, j'aurai payé moins cher.

A vous tous les humains, j'adresse une prière,
Me tuer tout petit, aurait peiné ma mère,
Mais il eut mieux valu, pour moi, cette manière,
Et vous n'auriez pas eu, aujourd'hui, à le faire.


Texte de Gilbert Dumas.

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mardi 17 juillet 2007

PAROLES D'HONNETE HOMME

bonheur







A l'usage des humbles, de ceux qui s'aiment, j'écris que la terre
   est dure, que tout passe, hormis l'amour.
J'écris ce que je sais et ce que nous savons, mais que nous avons
   à mieux connaître pour vivre,
Que la fougère épouse le houblon,
Que l'amour n'est jamais malheureux.
J'écris à longue haleine parce qu'au bout du souffle il y a le rire
   à délivrer.
J'écris le monde qui sera.
Ce n'est pas en un jour qu'il viendra, mais après un long respect,
   une longue connaissance.
J'écris pour assumer le bonheur.
Et que m'importe comment si l'herbe au crépuscule a un langage
   stellaire.
Si je dis que tout est familier, ceux qui s'aiment entrent sans hésiter
   dans le système des gravitations.
M'entendez-vous ? La mer est à ma porte et je ne la retiens que par
   un tout petit peu d'imagination.
M'entendez-vous lorsque j'accorde audience aux grands thèmes
   de passage.
Je me bats avec les éclats de rire, les armes de la jeunesse,
   avec la centaurée sauvage, la bourrache et le lotier.
J'appelle au nom de la santé des prés, de la houle des sainfoins,
   de la sueur des hommes.
J'appelle au nom des cheveux de l'aimée, d'une mainprise
   sur l'épaule, d'un avenir commencé à deux.
Aves les armes du plaisir, avec les larmes du désir.
J'écris le bonheur sur la table.



Jean Malrieu.

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