mardi 25 septembre 2007
LA CHAUSSURE SUR LE TOIT - VINCENT DELECROIX
Au centre du roman, une chaussure abandonnée sur un toit parisien. Tous les personnages du livres fréquentent le même immeuble, à proximité des rails de la gare du Nord. On rencontrera un enfant rêveur, un cambrioleur amoureux, trois malfrats déjantés, un unijambiste, un présentateur vedette de télévision soudain foudroyé par l'évidence de sa propre médiocrité, un chien mélancolique, un immigré sans papiers, une vieille excentrique, un
artiste (très) contemporain, un narrateur au bord du suicide....et une chaussure pleine de ressources romanesques.
La chaussure sur le toit, Vincent Delecroix
Editions Gallimard, 218 Pages, Juillet 2007
Roman Contemporain.
L'imbrication des histoires les unes dans les autres à l'intérieur du roman permet à Vincent Delecroix d'aborder des registres très différents, du délire philosophique à la complainte élégiaque en passant par la satire des moeurs et par la peinture drolatique de la solitude-thème de prédilectionde l'auteur.
Le Nouvel Observateur (Dominique Fernandez) : "Ces pages sentent le conte de fées, l'école buissonnière, le jeu de société. Il y a du Giraudoux dans la nonchalance et la souplesse de ce style, qui mêle les registres, accumule les surprises. La chaussure reste coincée sur le toit mais pas cette prose ailée, bondissante."
Le Magazine Littéraire (Juliette Cerf) : "Autant le roman précédent de Vincent Delecroix "ce qui est perdu (2006)", était construit sur un emboîtement de voix, autant celui-ci travaille une juxtaposition d'espaces qui colmatent avec brio ce vide de sens creusé par cette chaussure jetée là, sous nos yeux."
Livres Hebdo ( Jean Maurice De Montremy) : " Elégant et synthétique, jouant des formules sans jamais en abuser, Vincent Delecroix confirme ses qualités d'écrivain, prenant le temps de la poésie voire de la rêverie, sans esprit de système."
Mon avis : " Sur l'un des immeubles bordant la cour d'un quartier populaire de Paris, La chaussure sur le toit a été jetée, déposée, abandonnée par vengeance, mépris, négligence, ou quoi encore ! Fillette insomniaque, vieille dame, cambrioleur, artiste ridicule ou même un chien et un chat, tous plus ou moins solitaires ont vu cet objet insolite avec une vision personnelle que décrit Vincent Delecroix avec un tendre humour.
Loufouque, grave, cocasse, touchant ou satirique, chacun des dix récits qui suivent ce prologue tente de donner une explication possible, sinon plausible de la présence obstinée de cette chaussure qui, au fil des pages, passe de statut de fil conducteur drôlatique à celui d'objet philosophique. Comme une présentation métaphysique pour ne pas dire une matérialisation de l'absurdité du monde."
