mardi 30 octobre 2007
LA RIVIERE ET SON SECRET Des camps de Mao à Jean-Sébastien Bach : le destin d'une femme d'exception - ZHU XIAO-MEI
Pékin, 1969 : Zhu Xiao-Mei est un " être de mauvaise origine ". Autrement dit, avant la révolution maoïste, ses parents étaient des bourgeois cultivés. Une tare d'autant plus lourde à porter pour la jeune Xiao-Mei qu'elle a un don précoce pour le piano et une passion pour la musique décadente - Schumann, Mozart, Bach. Elle est donc envoyée en camp de rééducation : il faut éradiquer en elle tout désir autre que celui de mourir pour Mao.
Les années passent....Xiao-Mei est devenue une bonne révolutionnaire. Mais, un jour, elle trouve dans le camp un vieil accordéon. Elle caresse les touches, se risque à jouer un accord, quelques notes de musique s'élèvent...
Par enchantement le temps perdu s'efface, les rêves reviennent, l'espoir renaît. Xiao-Mei jure qu'elle rejouera du piano. Il lui faudra encore dix ans pour atteindre son but, dix ans de souffrances, de lutte acharnée, d'exil.
Aujourd'hui, Xiao-Mei est célébrée dans le monde entier comme une pianiste virtuose et une immense artiste.
La Rivière et son secret, Zhu Xiao-Mei
Editions Robert Laffont, 330 Pages, Octobre 2007
Roman Autobiographique.
De pékin à Paris, de Hong-kong à Los Angeles....Le témoignage déchirant d'une femme broyée par la Révolution culturelle chinoise et sauvée par la musique.
Note de L'Editeur Robert Laffont " De pékin à Paris, des camps de rééducation aux salles de concert, de Mao à Bach : l'itinéraire d'une femme (....).
Afin d'éradiquer en elle tout désir autre que celui de mourir pour Mao, elle est envoyée en camp de rééducation par les autorités de la chine communiste. Quelques années plus tard, Xiao-Mei n'a plus rien d'une bourgeoise cultivée, plus rien d'une pianiste, plus rien d'une artiste - plus rien d'un être humain, avoue-t-elle. Son unique livre : " le petit livre rouge "; son unique souci : éviter une nouvelle séance d'autocritique; son unique rêve : manger à sa faim. Le pouvoir chinois a gagné ! Mais un jour, Xiao-Mei trouve dans le camp un vieil accordéon (....)
Xiao-Mei se jure qu'elle rejouera du piano, envers et contre tout. Partie de Chine dès les premiers signes d'ouverture, en 1979, elle reprend ses études musicales aux Etats-Unis tout en travaillant pour survivre comme baby-sitter, femme de ménage, serveuse, cuisinière....Puis elle s'exile - encore -, à Paris. Et là, le miracle survient : pour la première fois, on l'écoute, on lui donne sa chance....Sa carrière est lancée ; désormais, elle ne s'arrêtera plus. Aujourd'hui Zhu Xiao-Mei est célébrée dans le monde entier par une critique unanime et un public toujours plus nombreux comme une pianiste virtuose et une immense artiste. Ses concerts font salle comble.
Pianiste, professeur au Conservatoire national de musique, Zhu Xiao-Mei donne des récitals en France et à l'étranger. Elle vit à Paris et retourne de temps en temps en Chine, où vivent ses deux parents et ses quatre soeurs.
vendredi 26 octobre 2007
CE N'EST PAS....
Ce n'est pas parce que
les choses sont difficiles
que nous n'osons pas les faire,
C'est parce que nous n'osons pas
les faire qu'elles sont difficiles.
Sénèque ( écrivain et philosophe romain ; 4 av.J.C.)
jeudi 25 octobre 2007
MILLE SOLEILS SPLENDIDES - KHALED HOSSEINI
Forcée d'épouser un homme de trente ans son aîné, Mariam ne parvient pas à lui donner un fils. Après dix-huit années de soumission à cet homme brutal, elle doit endurer une nouvelle épreuve : l'arrivée sous son propre toit de Laïla, une petite voisine de quatorze ans. Enceinte, Laïla met au monde une fille. D'abord rongée par la jalousie, Mariam va finir par trouver une alliée en sa rivale. Toutes deux victimes de la violence et de la misogynie de leur mari, elles vont unir leur courage pour tenter de fuir l'Afghanistan.
Mais parviendront-elles jamais à s'arracher à cette terrre afghane sacrifiée, et à leur ville, Kaboul, celle qui dissimulait autrefois derrière ses murs " mille soleils splendides "?
Mille soleils splendides, Khaled Hosseini
Editions Belfond, 408 Pages, Octobre 2007
(Traduit de l'Américain par Valérie Bourgeois)
Roman Contemporain.
Après l'immense succès des Cerfs-volants de Kaboul : Le nouveau roman de Khaled Hosseini. Sur fond de chaos et de violence dans un Afghanistan déchiré par cinquante ans de conflits, l'histoire bouleversante de deux femmes dont les destins s'entremêlent, un chant d'amour poignant à une terre sacrifiée et à une ville Kaboul.
Men's up ( l'homme au quotidien ) " Khaled Hosseini est probablement l'un des auteurs les plus attendus de la rentrée littéraire en France. Son deuxième roman Mille soleils splendides offre un portrait troublant et émouvant de l'Afghanistan, son pays d'origine, dans la lignée de son premier opus, Les cerfs-volants de Kaboul, succès littéraire international qui est demeuré pendant plusieurs semaines en tête des listes des meilleures ventes dans le monde entier.
Dans Mille soleils splendides,Khaled Hosseini dresse le portrait d'une société dominée par un despotisme patriarcal où les femmes peinent à trouver leur place. (....) A travers un portrait croisé de deux femmes Mariam et Laïla, l'auteur offre une fresque de la société afghane, de la situation des femmes sacrifiées par la religion, la politique et la tradition."
New-York Times (Michiko Kakutani) " Comme Les cerfs-volant de Kaboul, Mille soleils splendides tente de montrer les répercussions que l'histoire violente de l'Afghanistan a pu avoir sur une poignée d'individus - répressions qui s'achèvent par la mort d'un des personnages sous l'enfer des talibans, et la promesse d'une nouvelle vie pour l'autre. Et comme Les cerfs-volants de Kaboul, on trouve dans le nouveau roman de Khaled Hosseini des scènes bouleversantes à vous fendre le coeur.
(....) Khaled Hosseini a crée des personnages qui ont la simplicité et le caractère entier des figures de contes de fées. La sympathie qu'il fait naître à leur égard provient moins de leurs personnalités que des épreuves qu'ils doivent traverser : famille malheureuses, mariages forcés, gouvernements oppressifs et répression culturelle et morale. (....) Les talents de conteurs de Khaled Hosseini emportent à nouveau le lecteur. L'auteur réussit à rendre palpable la réalité émotionnelle des existences de Mariam et Laïla, en faisant surgir comme par magie la routine de leur survie au jour le jour, il parvient à nous faire saisir ce qu'était de la vie quotidienne à Kaboul avant et pendant le règne écrasant des talibans."
Né à Kaboul en 1965. Khaled Hosseini a quitté son pays l'Afghanistan et obtenu le droit d'asile aux Etats-Unis en 1980 avec sa famille. Il devient médecin en 1993, tout en s'adonnant à sa passion l'écriture.
mercredi 24 octobre 2007
MOTS ET EXPRESSIONS

Pourquoi un ordinateur s'appelle-t-il un ordinateur ?
Le mot "ordinateur" existait avant les ordinateurs, mais il désignait....Dieu ! Sa reconversion date de 1955. A cette époque, le fabricant américain IBM se lança dans la production en France de machines électroniques toutes nouvelles. Comme elles n'avaient pas de nom, IBM demanda à Jacques Perret, un professeur de latin de la Sorbonne, d'en proposer quelques-uns. Après avoir pris connaissance des caractéristiques de la machine, l'éminent linguiste répondit par une lettre datée du 16 avril 1955, dans laquelle il disait à peu près ceci : " Que diriez-vous de " ordinateur" " ? Ce mot existe déjà, mais il est sorti de l'usage théologique. C'est un mot correctement formé qui a l'avantage de donner aisément un verbe, " ordiner " et une action, " ordination ". " Combinateur " a l'incovénient du sens négatif de" combine ", " combiner ". " Congesteur " et " digesteur " évoquent trop " congestion " et " digestion".
" Synthétiseur " ne me semble pas un mot assez neuf pour un objet spécifique comme votre machine."
Suite à cette lettre, IBM baptisa ses machines " ordinateurs ". Le nom fut rapidement adopté par les spécialistes et les chefs d'entreprise.
Comment "ordinateur" se dit-il en anglais ?
En anglais, ordinateur se dit " computer ",ce qui se traduit par " calculateur ". L'initiale du mot se retrouve dans PC, qui signifie " personal computer ", ou encore " ordinateur personnel ".
mardi 23 octobre 2007
NEXT - MICHAEL CRICHTON
Pour John Burnet, atteint d'un cancer, le nouveau traitement du docteur Gross relève du miracle. Pourtant, une chose l'inquiète :Gross multiplie inutilement les prises de sang. Horrifié, John apprend que son médecin a vendu ses cellules à BioGen, un laboratoire privé, et qu'il n'est plus le propriétaire de sa lignée cellulaire. Plus grave, les cellules de sa fille Alex et de son petit-fils Jamie, qui partagent son patrimoine génétique....appartiennent également à BioGen.
Pions déshumanisés d'une bataille scientifique qui les dépasse, John, Alex et Jamie deviennent le gibier d'une chasse à l'homme terrifiante et grotesque. L'enjeu : le contrôle pharmaceutique des gènes de l'humanité - pour des milliards de dollars. Les victimes : nous tous.
Next :
Etes-vous bien sûr que vos gènes vous appartiennent ? Vérifiez : il est possible qu'un médecin ait déposé un brevet qui l'en rende propriétaire.
Dans le silence des laboratoires, des espèces animales transgéniques sont à l'étude : cafards géants, perroquets matheux, singes polyglottes....
Vous cherchez un revenu complémentaire ? Vendez votre sperme ou vos ovules sur internet pour quelques milliers de dollars.....
Assortir la couleur de vos poissons d'aquarium à celle de vos rideaux....vous en rêvez ? C'est possible.
Vous pensiez ce monde encore lointain ? Vous y êtes déjà !
Next, Michael Crichton.
Editions Robert Laffont, 474 pages, Octobre 2007
(Traduit de l'Américain par Patrick Berthon)
Roman Suspense.
Ce roman est une fiction , sauf les passages qui ne le sont pas.
Avis trouvé sur internet : "Avec Next Crichton revient " ce avec quoi " il avait eu un énorme succès dans Jurassic Park : la génétique, mais plutôt qu'être essentiellement ancré sur la polémique de la manipulation de l'adn comme dans Jurassic Park , Next est un livre sur les conséquences qui sont à venir avec la folie industrielle de la vente et du brevetage des gènes et d'autres tissus corporels. Il nous fait réfléchir sur ce que signifie d'être dans un monde où votre propre ADN peut faire l'objet de la propriété de quelqu'un d'autre...."
Infos du site Michaël Crichton " Origine du livre : En 2005, Michaël est rentré à l'institut Salk d'études biologiques à la Jolla,où il avait fait post doctorale travail, à assister à une conférence sur la génétique et la loi parrainée par l'institut Jefferson. Il a été surpris et indigné par ce qu'il a appris sur les lois actuellement en vigueur en ce qui concerne toute une gamme de questions en matière de génétique. Il a immédiatement mis de côté ce qu'il avait travaillé, et ont commencé des recherches pour le livre qui est devenu Next . Il a modelé la structure du génome lui-même après, en intégrant des fragments de la culture populaire, et écrit une série d'histoires. Le résultat a été un roman très atypique.
Publisher's Weekly " Un ambitieux effort pour montrer ce qui ne va pas avec les Etats-Unis de l'actuelle manipulation génétique avec les brevets et les lois régissant les tissus humains....(....)).
NPR " Fascinantes situations dramatiques qui retiennent l'attention du lecteur jusqu'à la dernière page."
samedi 20 octobre 2007
VIVRE ENSEMBLE
Nous devons apprendre à vivre ensemble
comme des frères , sinon nous allons mourir
tous ensemble comme des idiots.
Martin Luther King ( Pasteur Américain , prix Nobel de la Paix ; 1929-1968 )
jeudi 18 octobre 2007
CHAGRIN D'ECOLE - DANIEL PENNAC
Il n'y a pas de quatrième de couverture pour ce livre, voici à la place la présentation de l'éditeur :
"Chagrin d'école", dans la lignée de "Comme un roman", aborde la question de l'école du point de vue de l'élève, et en l'occurence du mauvais élève. Pennac, ancien cancre lui-même étudie cette figure du folklore populaire en lui donnant ses lettres de noblesse, en lui restituant aussi son poids d'angoisse et de douleur. Le livre mêle les souvenirs autobiographiques et les réflexions sur la pédagogie, sur les dysfonctionnements de l'institution scolaire, sur le rôle des parents et de la famille, sur le jeunisme dévastateur, sur le rôle de la télévision et des moyens de communication modernes, sur la soif de savoir et d'apprendre qui, contrairement aux idées reçues, anime les jeunes d'aujourd'hui comme ceux d'hier. Avec sa verve coutumière, l'auteur de la saga des Malaussène nourrit son propos d'exemples cocasses ou touchants, des formules ciselées, et replace la notion d'amour, si farouchement controversée, au coeur de la relation pédagogique.
Chagrin d'école, Daniel Pennac
Editions Gallimard, 305 Pages, Octobre 2007
Autobiographie.
Lire.fr. " Chapeau Pennac ! une fois encore, l'auteur de la série des Malaussène et de Comme un roman fait mouche avec ce superbe texte autobiographique ( qui peut se lire comme la suite de Comme un roman ) dans lequel il revient sur ses années de cancre à l'école, mais surtout
sur la façon dont il a réussi à sortir de la torpeur provoquée par ce qu'il appelle sa " cancrerie ". Il évoque quelques figures de professeurs de désir, et propose, avec humour et érudition, quelques pistes pour ne pas céder au déclinisme ambiant et sortir de la fatalité de l'échec scolaire. Ce livre est un régal. Il donnera des idées à tous ceux, élèves ou parents d'élèves, que l'état actuel des discours sur l'école inquiète. Parallèlement, Daniel Pennac fait paraître chez Hoëbecke un recueil de ses dessins et peintures où la plume tient - évidemment - un rôle central."
Mon avis " Sa mère ne s'est " jamais tout à fait remise " de ses mauvais résultats à l'école : il a mis un an à apprendre la lettre "a"- Bref, même si le mot est " tombé en désuétude", Daniel Pennac ( oui l'auteur de La Fée carabine et autre Malaussène, a été, avant d'être aussi professeur " un cancre " - ayant eu un Chagrin d'école ) il nous le décrit mais nous démontre comment on peut " s'en sortir " - cela est simple, sincère, rempli d'amour et si l'on devait répondre
à la question si souvent posée par les élèves :
-" Ce sera noté, m'sieur "?
la réponse serait
- " Oui, 18/20 ".
L'avis de Cathulu
mardi 16 octobre 2007
VIEILLIR....
Vieillir est ennuyeux,
mais c'est le seul moyen
que l'on est trouvé
de vivre longtemps.
Sainte-Beuve ( écrivain français : 1804-1869 )
lundi 15 octobre 2007
MERE DISPARUE - JOYCE CAROL OATES
Nikki Eaton, 31 ans, célibataire, journaliste, très indépendante et un peu à la marge, n'a jamais prétendu ni
voulu se vivre en fille modèle. Sa mère, Gwen, l'agacerait plutôt, avec sa vie trop lisse, son caractère trop
confiant, et sa réprobation de la liaison qu'entretient Nikki avec un homme marié. Gwen souhaiterait que Nikki
ressemble davantage à sa soeur Clare, l'incarnation apparente, avec son époux Rob, du couple idéal.
Or, deux jours après la célébration d'une fête des Mères particulièrement conventionnelle et, pour Nikki,
singulièrement irritante, Gwen Eaton est assassinée. Ce drame et l'enquête qui suit non seulement provoquent
un bouleversement des rapports entre les deux soeurs, mais marquent le début d'un virage à 180 degrés chez
Nikki. Submergée par un chagrin dont elle ne se croyait pas capable, la jeune femme part à la recherche de sa
mère à travers les souvenirs de ses amis et de ses proches. Pour découvrir, au cours d'une année tumultueuse, un personnage inattendu, porteur de secrets insoupçonnés....
Mère disparue, Joyce Carol Oates.
Editions Philippe Rey, 489 Pages, Octobre 2007
(Traduit de l'Anglais (Etats-Unis) par Claude Seban
Roman Contemporain.
Avis d'Evène " Il y a dans son nouveau roman ce qui fait de l'oeuvre de Joyce Carol Oates
l'une des plus riches et des plus marquantes de la littérature américaine contemporaine. Un bout de vie enchâssée dans la grande existence qui se reflète dans l'universel. Des mots qui coulent, un style fluide et une atmosphère néogothique étrangement dérangeante mais agréablement captivante. Toujours en quête du genre féminin, de ses mystères, l'Américaine parle cette fois à celle qui l'a portée. Le drame, la mort brutale de la mère, y est l'occasion d'un retour dans le passé, une chance de se réapproprier les liens du sang, au risque de perdre sa propore identité, la romancière se fait transfert, celui d'un choc dont les dommages se cachent derrière une douleur
inimaginable. C'est celui du retour à la source alors même que celle-ci se tarit.
Entre souvenirs épars et paraboles poétiques, Oates, fine observatrice et chroniqueuse sociale avertie, préside encore aux destins. Mais elle laisser percer une sensibilité, une fragilité qu'on lui connaît moins. La féministe, la femme engagée,signe une déclaration d'amour à sa propre mère, à toutes les mères. Profondément attachant et tendre "Mère disparue" offre à chacun, homme ou femme, de porter un regard sur ses rapports aux siens, avec certitude d'y trouver l'écho, même lointain, de sa propre existence. Un roman sans accroc, aussi profond qu'il est évident."
Mon avis " " Je raconte ici comment ma mère me manque" - voici ce que déclare Nicole, 31 ans, indépendante, assortie d'une soeur autoritaire, et d'un entourage diversifié, raconte comment elle vécut la première année après l'assassinat de sa mère. Ses souffrances mais aussi ses sentiments lorsque certaines révélations lui seront faites, sont décrites avec la maestrie bien connue et si appréciée de Joyce Carol Oates."
vendredi 12 octobre 2007
COBAYES HUMAINS Le grand secret des essais pharmaceutiques - SONIA SHAH (préface John le Carré)
Depuis quelques années, les laboratoires phramaceutiques ont délocalisé une partie de leurs essais dans les
pays d'Afrique et en Inde, où ils trouvent des cobayes humains en grand nombre et à moindre coût.
Non-respect des conventions internationales, essais réalisés avec placebos, expérimentations menées sans
le consentement des patients....la réalité dépasse la fiction évoquée dans La Constance du jardinier de John Le Carré.
Les essais pharmaceutiques concernent des millions de personneset sont indispensables pour la mise au point
de nouveaux médicaments. Mais ils posent de nombreux problèmes éthiques, économiques et sociaux.
Sonia Shah brise la loi du silence dans cette courageuse enquête.
Cobayes Humains Le grand secret des essais pharmaceutiques, Sonia Shah.
Editions Demopolis, 336 Pages, Octobre 2007.
(Traduit de l'Anglais(Etats-Unis)par Pierre Saint-Jean)
Document.
Sonia Shah, née en 1969 à New York de parents médecins d'origine indienne, a grandi entre les Etats
-Unis et l'Inde. Journaliste, elle enquête à travers e monde sur les droits de l'homme,médecine et la politique.
John Le Carré (extrait de la préface) " Cet ouvrage est un acte de courage de la part de son auteur et de ses éditeurs (....).Dans un langage clair et accessible et par des récits soigneusement documentés, Sonia Shah a montré la voie à tous ceux qui rêvent de voir les médicaments mis à la disposition de ceux qui en ont le plus besoin. Elle dénonce l'immense pourvoir dont a été investie l'industrie pharmaceutique et la cupidité qui anime ses pires pratiques."
Sonia Shah (extrait de la conclusion) "(....) J'ai souvent du mal a accepter que les gens s'offusquent des horreurs de l'expérimentation humaine tout en tirant largement parti des avantages financiers qu'elle peut leur procurer sous forme de produits pharmaceutiques. Avec le même genre d'attitude,on expédie les déchets toxiques et on installe des exploitations à ciel ouvert en Asie et en Afrique pendant que l'Amérique consomme à volonté des sacs en plastique et du papier aluminium. Je suis aujourd'hui convaincue qu'utiliser des personnes pour leurs tissus, leur sang et leur métabolisme est profondément dérangeant. Transformer le corps en un objet offense à juste titre l'idée que nous nous faisons des êtres humains.
Mais les médicaments ne sont pas seulement des produits, ce sont des biens sociaux, et leur
élaboration exige de faire des expériences sur des êtres humains. Aussi longtemps que cela
sera nécessaire, nous devons rechercher des moyens de le faire correctement, et équitablement."






