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lundi 19 novembre 2007

SECRETS DES EXPRESSIONS FRANCAISES - COLETTE GUILLEMARD

Ce livre recense des expressions françaises bien connues, qui appartiennent au langage courant et dont on ignore souvent l'origine. Colette Guillemard raconte leur histoire et donne les clés de leur provenance. Plus
de deux cent cinquante expressions sont ainsi présentées, parmi lesquelles La fin des haricots, se ronger les sangs, mesures draconiennes, mettre son grain de sel, dorer la pilule, tomber sur le paletot, aller à vau-l'eau
tomber de Charybde en Scylla, promettre monts et merveilles, le vilain petit canard, l'affaire est dans le sac
et bien d'autres....


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Secrets des Expressions Françaises, Colette Guillemard
Editions Bartillat, 516 Pages, Novembre 2007
Dictionnaire et Encyclopédie ( broché ).




Un livre qui fait renouer avec les bonheurs de la langue.


Note de l'auteur ( Colette Guillemard )        " Un certain nombre des chroniques rassemblées ici ont été publiées dans le Figaro, et cette parution au jour le jour explique l'impression de "décousu"que
peut donner ce livre, les articles s'étant succédé sous ma plume, ou plutôt sur le clavier de mon
ordinateur, au gré de l'inspiration quotidienne.On se demandera sans doute quel rapport il peut bien
y avoir entre la "gouvernance", une fleur "pérenne", le "c'est clair !" des lofters et "le pain que l'on
gagne à la sueur de son front". En dépit des apparences, ce rapport existe bel et bien, car ces mots
et ces expressions reflètent certains aspects de notre parler courant, avec ses néologismes, ses
emprunts à des langues étrangères, ses termes techniques ou administratifs, mais aussi, parce que
le français d'aujourd'hui puise ses forces dans le passé, les vieilles expressions populaires qui ont
subsisté à travers les âges, celles que tout le monde emploie sans savoir vraiment leur origines. La
survivance de leur formulation pittoresque témoigne de la verdeur et de la vitalité de notre langue. Ceux qui veulent oeuvrer pour le maintien de la langue française dans le respect auquel son passé prestigieux lui donne droit ne doivent pas agir en intégristes du langage, avec l'effet sclérosant qui découlerait de cette attitude. Il leur faut au contraire saluer les créations originales, les façons nouvelles de parler adoptées par les générations successives et les milieux sociaux-culturels divers, avec les trouvailles qui surgissent parfois dans l'apparente anarchie d'une langue qui est encore en plein devenir, qui se cherche à travers les argots anciens ou récents, qui s'enrichit de l'influence de l'anglais, mais aussi de l'espagnol, de l'italien, de l'allemand, bref de toutes les langues auxquelles la nôtre se frotte, tout cela faisant du français ce qu'il est : une langue vivante, sans cesse en mouvement et en évolution. En revanche, il n'est pas question d'accepter sans
réagir les américanismes envahissantss, les barbarismes, les fautes de grammaire que les beaux
parleurs et les écrivains les plus érudits semblent multiplier à plaisir. C'est un devoir fondamental
pour les amoureux de notre langue de relever les erreurs souvent très choquantes qui la défigurent, et également de travailler à faire survivre, en les employant à bon escient, les expressions pitto-
resques du passé qui constituent une partie de notre patrimoine culturel. Ce qui implique d'être
toujours aux aguets, toujours en éveil, et de crier bien fort, mais le combat vaut la peine d'être mené, avec le soutien, à travers le monde, des nombreux amis de la francophonie. Car le jour où plus personne ne parlera autre chose que le charabia américano-administratif qui est en train de se substituer à ce qu'on appelle " la langue de Molière ", alors, ce sera vraiment " la fin des haricots".



Extraits " C'est la fin des haricots" :   L'expression populaire " c'est la fin des haricots !" a résisté aux
attaques du temps, et elle est encore couramment employée aujourd'hui.
Plusieurs hypothèses sont envisagées pour en expliquer l'origine. Il faut se souvenir que le le mot " haricot " était autrefois le terme générique qui servait à désigner ce qu'on appelait aussi " les gousses ", légumes bon marché de toutes sortes, comme les fèves, les haricots en grains et les pois cassés. Ils ont longtemps, dans la France pauvre d'autrefois, servi d'aliments de base à une bonne partie de la population, et étaient en particulier l'ordinaire des écoliers en pension, des militaires et des prisonniers, à tel point qu' " aller au gourganes " se disait pour " aller au bagne ", par allusion aux fèves des marais qu'on appelait de ce nom et qu'on servait aux bagnards en route vers leur lieu d'embarquement. Quand, dans une famille pauvre ou lors d'une année de mauvaise récolte, il n'y avait même plus de haricots pour se nourrir, on pouvait bien dire que c'était....
la fin de tout !
  On donne une expression plus souriante de cette expression. En un temps où l'on pratiquait beaucoup les jeux de société, supplantés aujourd'hui par la télévision, la coutume
voulait qu'on mise avec des haricots quand on jouait en famille. Lorsqu'il n'y avait plus xde haricots, la partie s'arrêtait : le combat cessait, non pas faute de combattants, mais en raison de l'épuisement des haricots  qui représentaient, en l'occurence, le nerf de la guerre.

 

                                                                               

Posté par Booooo à 14:29 - Mais aussi..... - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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