La petite librairie de Boo

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jeudi 22 novembre 2007

UN HOMME - PHILIP ROTH

Un homme. Un homme parmi d'autres. Le destin du personnage de Philip Roth est retracé depuis sa première
et terrible confrontation avec la mort sur les plages idylliques de son enfance jusque dans son vieil âge, quand le déchire la vision de la déchéance de ses contemporains et que ses propres maux physiques l'accablent.
Entre-temps, publicitaire à succès dans une agence à New-York, il aura connu épreuves familiales et satisfactions professionnelles. D'un premier mariage, il a eu deux fils qui le méprisent et, d'un second, une fille qui l'adore. Il est le frère bien-aimé d'un homme sympathique dont la santé vigoureuse lui inspire amertume et envie, et l'ex-mari de trois femmes, très différentes, qu'il a entraînées dans des mariages chaortiques. En fin
de compte, c'est un homme qui est devenu ce qu'il ne voulait pas être.


un_homme


Un homme, Philip Roth
Editions Gallimard, 153 Pages, Novembre 2007
(Traduit de l'Anglais (Etats-Unis) par Josée Kamoun
Roman Contemporain.



Ce roman puissant - le vingt-septième de Roth - prend pour territoire le corps humain.
Il a pour sujet l'expérience qui nous est commune et nous terrifie tous.


Tv5.org (François Busnel )         " Dans son dernier roman, sans doute le plus sombre mais aussi le plus fort, l'écrivain américain retrace le destin d'un homme ordinaire face à la maladie,la douleur, la vieillesse et la solitude. Un conte des temps modernes. C'est un roman noir. Jaquette noire. Ecriture noire. Livre sombre et pourtant sublime. Récit d'une totale lucidité face au néant qui, un jour ou l'autre, nous emporte et nous broie. (...)Ce conte des temps modernes est un grand livre sur le corps. Sur la souffrance physique. Sur la perte du désir.Sur ce qui advient lorsque la mécanique se détraque et que l'on cesse d'être un humain dans sa plénitude, la maladie découvre notre homme, vous dépersonnalise en vous neutralisant.Il devient alors terriblement difficile d'éviter le piège le plus mortel qu'elle vous tend et que Philip Roth désigne aussi : " l'aigrissement du caractère." (....) Roth , plus que jamais, au sommet de son art."

Evene (Thomas Flamerion)      " Un homme....unique, un homme parmi les autres, passible de vie et de mort, hanté par le spectre de l'omnisciente faucheuse. Un homme et une vie,sa vie, et celle de tout un chacun. Promesse éternelle de la littérature - celle de l'individu face à lui-même - et titre aussi sobre que suggestif pour le dernier roman de Philip Roth. (....)Alors oui finalement, Un homme parce qu'il s'agit d'une existence bien ordinaire, sans prétention ni grandiloquence, juste touchante pour ce que la vie a de joies ou d'infortunes. Et puisque Roth s'adonne à l'autodérision en avouant à couvert nous avoir épargné le titre " vie et mort d'un corps d'homme", rendons-lui grâce de nous surprendre et de nous distraire dans l'élégance et la simplicité."

Livres Hebdo (Alexandre Fillon) " Mélancolique et parfaitement construit Un homme est sans doute le plus singulier et le plus touchant des romans de son auteur. Faites passer."


Entretien avec Philip Roth par le point

chezpapito.over-blog

Mon avis                                        " Le héros vieillissant de Philip Roth n'a même pas un nom, c'est un homme. Trois fois divorcés, des enfants, une vocation pour les beaux arts bien qu'ayant fait une brillante carrière de publiciste, ne s'étant jamais considéré comme un individu ordinaire, s'étant même jugé conformiste dans son jeune âge - Lorsqu'il se trouve dans la solitude des années et de nombreuses maladies, il comprend que " le plus déchirant, c'est ce qui est commun, c'est le fait de constater une fois encore la réalité écrasante de la mort ". Il a joui de la vie et se trouve soudain confronté à l'idée terrifiante de sa propre fin.
C'est certainement une oeuvre déchirante mais forte, d'un remarquable auteur.

Posté par Booooo à 14:33 - Ils m'ont bouleversé - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 14 juin 2007

REVER - INSPIRATIONS ET PAROLES DE MARTIN LUTHER KING

Extrait du sermon " The drum Major Instinct" ("L'Instinct du tambour-major") prononcé en Février 1968, deux  mois avant l'assassinat de King. On en passa des extraits lors de son service funèbre, diffusé à la télévision nationale :

" S'il s'en trouve parmi vous pour être là, lorsque mon heure viendra, je ne veux pas de longues funérailles. Et si vous chargez quelqu'un de faire mon éloge funèbre, je ne veux pas qu'il soit trop long. Il m'arrive de me demander ce que j'aimerais qu'il dise. Je ne veux pas qu'il parle de mon prix Nobel de la paix, ça n'a pas d'importance. Je ne veux pas qu'il parle des trois ou quatre cents autres récompenses que j'ai reçues, ça n'a pas d'importance. Je ne veux pas qu'il raconte quelle école j'ai fréquentée. J'aimerais que ce jour-là on dise que Martin Luther King fils a essayé de mettre sa vie au service d'autrui. Que ce jour-là on dise que j'ai essayé de ne pas me tromper en ce qui concernait la guerre. Qu'on puisse dire que j'ai essayé de nourrir l'affamé. Que de mon vivant j'ai essayé de vêtir celui qui allait nu. De rendre visite au prisonnier. Je veux qu'on dise que j'ai essayé d'aimer et de servir l'humanité."


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Rêver ( Inspirations et paroles de Martin Luther King), Collectif
Editions Acropole, 93 Pages, Avril 2007
Paroles, Pensées.




Un livre tout simplement sublime ! Par son apparence : il est beau ! Mais surtout par son contenu : Un essai biographique si juste ! sur Martin Luther King , rédigé par Mike Nicol journaliste, écrivain et poète. Et des textes, des pensées....à lire et relire encore et encore.

Posté par Booooo à 15:51 - Ils m'ont bouleversé - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 2 avril 2007

Il faut qu'on parle de Kévin - Lionel Shriver

"Un adolescent a tué sept de ses camarades. La faute de sa mère, qui n'a jamais pu l'aimer ?

 

Eva avait tout pour être heureuse. Un métier passionnant - créatrice d'une rentable ligne de guides de voyages -, un mari aimant. Seulement voilà : ce dernier décide un jour qu'il n'imagine pas son avenir sans progéniture. Pas particulièrement emballée, Eva fait pourtant taire ses doutes. Kevin, leur fils, nait quelques temps plus tard. Las, la maternité ne s'accompagne d'aucune révélation; elle ne ressent rien pour son fils. Il faut dire qu'en grandissant, Kevin a tout du petit monstre. Jusqu'au jour où il en devient véritablement un, et où, collégien, il abat froidement plusieurs de ses camarades.

 

L'américaine Lionel Shriver livre, plus encore qu'une nouvelle fiction sur un massacre à la Colombine, une réflexion sur cet amour maternel qu'on tient habituellement pour naturel. Jusqu'où sommes-nous responsables de nos enfants ? En lui refusant sa tendresse, en prenant de banales bêtises d'enfants pour des déclarations de guerre, Eva a-t-elle fait de Kevin ce qu'il est ? La vérité, bien sûr, est loin d'être aussi simple... Vue à travers les yeux d'Eva, qui écrit au mari dont elle est séparée, ce récit parfois bavard est néanmoins des plus prenants, ménageant efficacement ses effets. Narratrice ambigüe car souvent aveuglée - au lecteur de choisir jusqu'où il veut la croire - Eva rend compte du caractère inextricable des liens filiaux, à travers un destin certes extrême mais terriblement réaliste... A faire trembler les plus fervents défenseurs de la famille."

 


il_faut_qu_on_parle_de_Kevin





Il faut qu'on parle de Kévin, Lionel Shriver.

Editions Belfond,
 473 pages, 2006.
(We Need to Talk About Kevin, traduit de l’américain par François Cartano)


Vous allez me dire pourquoi avoir aimé un livre aussi dur!!!
Certe il y a dans ce livre de la dureté mais aussi et surtout beaucoup d'amour.
Beaucoup d'incompréhension, il faut aller au bout et prendre le temps de déchiffrer cet amour.
 

Posté par Booooo à 16:36 - Ils m'ont bouleversé - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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