lundi 14 janvier 2008
UN HOMME ACCIDENTEL - PHILIPPE BESSON
Deux êtres que tout sépare se trouvent brutalement réunis par la mort d'un inconnu. Aussitôt, entre ces deux-là, surgit, sans qu'ils s'y attendent et sans qu'ils puissent s'y opposer, un sentiment violent. Un sentiment qui va les arracher à la solitude et au mensonge.

Un homme accidentel, Philippe Besson
Editions Julliard, 244 pages, Janvier 2008.
Roman Contemporain.
Au delà d'un intrigue criminelle, le récit d'un amour imprévu et fulgurant, où le désir conduit à franchir des frontières dangeureuses.....
Livres Hebdo ( J.Claude Perrier) " Tout cela est sensible, se lit comme une évidence. Philippe Besson a du talent et du métier. Ceux qui ont aimé ses précédents romans vont adorer."
L'avis de L'Express
L'avis de fluctuat.net
L'avis de Flo
Mon avis " "Il n'arrive presque jamais rien à Berverly Hills. Je veux dire :quand on est flic, c'est un endroit de tout repos" et j'y suis flic, celui qui découvre le cadacre d'un dealer, prostitué, mâle, je suis marié et vais avoir un enfant. Je vais rencontrer Jack Bell, acteur célèbre et là tout va basculer. Car je vais sombrer dans ce que certains ont qualifié de "romantisme grotesque" et moi "d'amour" jusqu'à la mort.
Un homme accidentel devrait être écrit avec "des mots que je ne possède pas....il faudrait surtout des silences, des aveux sans paroles....pour être seulement dans l'émotion, dans ce qui se ressent, ce qui s'éprouve." Philippe Besson qui laisse parler son héros ne "redoute pas l'impudeur", dit des "moments crus....sans tabou, sans retenue" et comme lui, ne renie rien en un livre troublant, dérangeant, fruit d'une difficile décision.
Toutefois, je crois que c'est un livre qu'on ne peux pas mettre dans toutes les mains....."
lundi 12 novembre 2007
LES MORSURES DE L'OMBRE - KARINE GIEBEL
Une femme rousse, plutôt charmante.
Oui, il se souvient un peu....
Il l'a suivie chez elle....Ils ont partagé un verre, il l'a prise dans ses bras....Ensuite, c'est le trou noir.
Quand il se réveille dans cette cave, derrière ces barreaux, il comprend que sa vie vient de basculer dans l'horreur. Une femme le retient prisonnier. L'observe, le provoque, lui fait mal.
Rituel barbare, vengeance, dessein meurtrier, pure folie ?
Une seule certitude : un compte à rebours terrifiant s'est déclenché.
Combien de temps resistera-t-il aux morsures de l'ombre ?
Les morsures de l'ombre, Karine Giebel
Editions Fleuve noir, 291 Pages, Novembre 2007
Roman Thriller,Suspense.
Dans ce roman noir magistral et tendu à l'extrême, Karine Giébel nous entraîne dans un huis clos glaçant au coeur de la folie.
Un livre dont on ne ressort pas indemne.
Onirik.net ( Enora dit :) " Fleuve noir nous fait découvrir le troisième roman de Karine Giébel, cette jeune auteur française n'est pas inconnue des passionnés de livres policiers. Son premier thriller " Terminus Elicius " - récompensé par le prix du Polar Marseillais en 2005 - teinté d'une certaine poésie, nous entraînait vers les portes de la folie. " Meurtrier pour rédemption " complètement différent nous faisait rencontrer la violence brute de l'univers carcéral.
Résumé de l'Editeur " Un homme se réveille dans la grisaille d'une cave, il est étendu parterre, transi de froid, sans savoir ce qui a pu l'amener dans cette situation. Puis arrive une femme, sublime, et quelques brides de souvenirs lui reviennent : une panne de voiture, un geste
de secours, poli, chevaleresque même....une invitation à boire un verre au domicile de la dame. Puis plus rien, pourtant la jeune femme semble le connaître, pire, elle lui reproche quelque chose dont il n'a pas la moindre idée : il doit avouer un crime dont il ignore tout !
Réussira-t-il à la convaincre ? s'agit-il d'une mauvaise plaisanterie, le relâchera-t-elle une fois lassée de ce jeu cruel ? Petit à petit, l'homme se rende compte que la situation n'a rien d'un jeu et que, pour se sauver, il lui faudra se montrer plus fort, plus habile, plus rusé que sa tortionnaire. Car c'est sa vie qu'il joue, rien de moins.....
polarspourpres.net ( Nico )
L'avis sur plume libre (écrit par Stofoch)
L'interview de Karine Giebel sur plume libre
Mon avis " J'ai lu avec beaucoup d'intérêt ce roman, il est certe prenant, le suspens est au rendez-vous, pour preuve je l'ai dévoré en un jour ! l'histoire ? tout est presque dans le résumé fait par l'éditeur....cela dit, je vais mettre un petit bémol dans la satisfaction de ma lecture : le style, je l'ai ressenti "négligé", non! je ne dis pas "mal écrit", je dis juste, bon allez je me fais moins critique , je vais dire "léger". En lisant ce livre, je me suis tout à fait imaginée, assise dans une salle de cinéma, regardant un bon "thriller", voilà j'ai le terme presque exact pour définir ce livre : " c'est un bon scénario......"
(ps : pour expliquer un petit peu plus, ce que j'ai ressenti sur le style de l'écriture de ce livre je vais dire : voyez comment est rédigé mon commentaire et bien le contenu du roman c'est un peu ça......(bien sur le talent en moins :-)).
lundi 15 octobre 2007
MERE DISPARUE - JOYCE CAROL OATES
Nikki Eaton, 31 ans, célibataire, journaliste, très indépendante et un peu à la marge, n'a jamais prétendu ni
voulu se vivre en fille modèle. Sa mère, Gwen, l'agacerait plutôt, avec sa vie trop lisse, son caractère trop
confiant, et sa réprobation de la liaison qu'entretient Nikki avec un homme marié. Gwen souhaiterait que Nikki
ressemble davantage à sa soeur Clare, l'incarnation apparente, avec son époux Rob, du couple idéal.
Or, deux jours après la célébration d'une fête des Mères particulièrement conventionnelle et, pour Nikki,
singulièrement irritante, Gwen Eaton est assassinée. Ce drame et l'enquête qui suit non seulement provoquent
un bouleversement des rapports entre les deux soeurs, mais marquent le début d'un virage à 180 degrés chez
Nikki. Submergée par un chagrin dont elle ne se croyait pas capable, la jeune femme part à la recherche de sa
mère à travers les souvenirs de ses amis et de ses proches. Pour découvrir, au cours d'une année tumultueuse, un personnage inattendu, porteur de secrets insoupçonnés....
Mère disparue, Joyce Carol Oates.
Editions Philippe Rey, 489 Pages, Octobre 2007
(Traduit de l'Anglais (Etats-Unis) par Claude Seban
Roman Contemporain.
Avis d'Evène " Il y a dans son nouveau roman ce qui fait de l'oeuvre de Joyce Carol Oates
l'une des plus riches et des plus marquantes de la littérature américaine contemporaine. Un bout de vie enchâssée dans la grande existence qui se reflète dans l'universel. Des mots qui coulent, un style fluide et une atmosphère néogothique étrangement dérangeante mais agréablement captivante. Toujours en quête du genre féminin, de ses mystères, l'Américaine parle cette fois à celle qui l'a portée. Le drame, la mort brutale de la mère, y est l'occasion d'un retour dans le passé, une chance de se réapproprier les liens du sang, au risque de perdre sa propore identité, la romancière se fait transfert, celui d'un choc dont les dommages se cachent derrière une douleur
inimaginable. C'est celui du retour à la source alors même que celle-ci se tarit.
Entre souvenirs épars et paraboles poétiques, Oates, fine observatrice et chroniqueuse sociale avertie, préside encore aux destins. Mais elle laisser percer une sensibilité, une fragilité qu'on lui connaît moins. La féministe, la femme engagée,signe une déclaration d'amour à sa propre mère, à toutes les mères. Profondément attachant et tendre "Mère disparue" offre à chacun, homme ou femme, de porter un regard sur ses rapports aux siens, avec certitude d'y trouver l'écho, même lointain, de sa propre existence. Un roman sans accroc, aussi profond qu'il est évident."
Mon avis " " Je raconte ici comment ma mère me manque" - voici ce que déclare Nicole, 31 ans, indépendante, assortie d'une soeur autoritaire, et d'un entourage diversifié, raconte comment elle vécut la première année après l'assassinat de sa mère. Ses souffrances mais aussi ses sentiments lorsque certaines révélations lui seront faites, sont décrites avec la maestrie bien connue et si appréciée de Joyce Carol Oates."
vendredi 28 septembre 2007
UN JOUR DES CHOSES TERRIBLES...- LAURENT BOTTI
D'abord, dans la brume.
Tenace, envahissante, qui noie tous les repères.
Ensuite la première mort.
Naturelle....quoi que.
Et puis ces enfants dont les jeux sont loin d'être innocents. Vous êtes à Laville-Saint-Jour, avec ses vestiges gothiques, ses gargouilles et ses morts mystérieuses.
N'oubliez pas :
Un jour, des choses terribles arriveront ; et ce jour-là, plus rien, jamais, ne sera comme avant.
Un jour des choses terribles...., Laurent Botti.
Editions XO, 525 Pages, Septembre 2007
Roman Policiers, Thriller.
Après Pleine Brume, Fatale Lumière et la Nuit du Verseau, vendus à plus de 400 000 exemplaires, Laurent Botti livre un thriller à l'ambiance sombre et inquiétante, qui tient en haleine jusqu'aux derniers mots.
Note de l'Editeur " Dans Un jour, des choses terribles...., Laurent Botti renoue avec l'ambiance brumeuse de cette Bourgogne natale qui avait tant enthousiasmé les lecteurs de son premier roman Pleine Brume jouant habilement, comme a pu le faire auparavant son maître entre tous : Stephen King, sur nos peurs ancestrales, il transforme une bourgade apparemment tranquille en véritable ville maudite, hantée par des malédictions et des ombres surgies du passé. Car si, derrière la brume, tout n'était en fait que l'oeuvre du Mal ?
Avec Un jour des choses terribles....Laurent Botti nous livre un thriller angoissant, remarquablement écrit et construit qui confirme le talent et l'originalité de ce jeune auteur."
Interview de Laurent Botti à propos de Un jour des choses terribles....
Site du Livre Un jour des choses terribles....
vendredi 21 septembre 2007
LE BLUES DU TUEUR A GAGES - LAWRENCE BLOCK
Cool, fiable et efficace, John Keller est le tueur à gages préféré de tous. L'épouse qui gêne, la star du sport
vieillissante, l'associé en affaires véreux, aucune victime ne le fait reculer. Pour lui, il ne s'agit pas de liquider
tel ou tel, mais de résoudre un problème, qui, évidemment, n'a rien de personnel. Un contrat après l'autre, Keller sillonne les Etats-Unis et travaille avec honneur.
Mais, aussi bon soit-il, il n'en est pas moins homme et se sent parfois bien seul et en proie au doute. Tuer le
psychologue, le chien, la femme....à la longue, c'est un peu lassant et la retraite semble attrayante.
Jusqu'au jour où, hélas, il doit se faire une raison : la retraite coûtant cher, il faut gagner de l'argent....et donc
recommencer à tuer, tuer et tuer.
Le blues du tueur à gages, Lawrence Block
Editions Seuil Policiers, 337 Pages, Septembre 2007
(Traduit de l'Anglais (Etats-Unis)par Frédéric Grellier)
Roman Policier, Suspense.
Intelligence des histoires, écriture d'une malicieuse férocité et humour à la hache, ce nouvel épisode de la saga Keller, un tueur à gages sans règles, si ce n'est les siennes est tuant d'humanité.
mardi 18 septembre 2007
CENDRILLON - ERIC REINHARDT
Que serais-je devenu si je n'avais pas rencontré Margot à vingt-trois ans ?
Voilà le quatrième de couverture......et oui seulement cela....
Donc le quatrième de couverture aurait pu être :
Laurent Dahl prend la fuite, abandonnant femme et enfants, domestiques, appartement à Londres. L'ascension fulgurante de son hedge fund vient de s'interrompre par une faillite retentissante, avec des pertes de plusieurs milliards de dollars. Patrick Neftel roule à vive allure vers un studio de télévision, des armes cachées dans le coffre de sa voiture, pour accomplir devant des millions de téléspectateurs le geste désespéré qui lui donnera le sentiment d'exister. Thierry Trockel conduit son épouse vers un manoir isolé aux environs de Munich, où les attend un couple aventureux rencontré sur un site d'exhibition conjugale. A travers ces trois personnages issus d'une classe moyenne auscultée sans relâche , c'est le monde dans toute sa rudesse qui se révèle : traders radicaux enivrés par le succès, investisseurs obsessionnels, laissés pour compte de la promotion sociale, parents soumis et humiliés, adolescents rageurs, jeunes gens avides et individualistes. Une société bloquée entre l'aisance obscène des people et le repli sur soi de la bourgeoisie intellectuelle de gauche.
Cendrillon, Eric Reinhardt
Editions stock, 578 Pages, Août 2007
Roman Contemporain
Livres Hebdo(Sean James Rose) " Le livre d'Eric Reinhardt est complexe mais pas confus il se dégage, nonobstant la cruauté de certaines pages (....), beaucoup de tendresse, plus d'ingulgence qu'il n'y paraît."
Les inrockuptibles " Après trois romans comme autant de coups d'essai, Eric Reinhardt place la barre très haut avec cet ambitieux "cendrillon" ultra contemporain et classique en même temps, il propose un dispositif narratif jouissif qui en fait un roman comique."
Le point(Valérie Marin la Meslée) "Excitant, ambitieux, émouvant, captivant, agaçant, le quatrième roman de l'auteur rend compte et conte le monde tel qu'il va dans un jeu de pistes étourdissant sur le fond et la forme."
Le Figaro Magazine(Sébastien Le Fol)"Roman déroutant parfois sur la forme "cendrillon" impressionne par l'ampleur de son propos, devant tant de culot, on dit bravo."
L'express(Bastide Liger) "(....)"cendrillon" déroute, tout d'abord, livre ses clefs au fur et à mesure, reprend sous forme de litanie certains mots ou évènements et constitue, au final, un grand puzzle littéraire. Le chaos ambiant peut exaspérer mais on se met rapidement à assembler les pièces de ce jeu de construction. Par moment narcissique et trop long, ce roman tire toutefois de ses défauts une énergie nécessaire à sa dynamique.(....)Cette saison bénie aura permis à Eric Reinhardt d'accéder, cette année, au bal des grands écrivains. Et qu'importe s'il n'existe pas, dans sa pointure, de pantoufle de vair...."
Mon avis "Une critique disait du précédent ouvrage d'Eric Reinhardt :" ça court, ça cavalcade, c'est d'une méchanceté endiablée, d'une violence jubilatoire". Je donne à "cendrillon" qui vient de paraître la même appréciation mais avec une petite réserve à la fin car il faudra vous y retrouver dans la compléxité des personnages peu aidés par le style....si particulier. Je n'ai pas accroché, j'ai même eu du mal, toutes les critiques sont pourtant dithyrambiques, mon avis se rapprochera plutôt de la critique de L'Express, j'y ai trouvé des moments longs."
jeudi 13 septembre 2007
LA PHYSIQUE DES CATASTROPHES - MARISHA PESSL
Bleue Van Meer serait une adolescente américaine tout à fait ordinaire. Sauf que, à cinq ans, elle perd sa mère dans un accident de voiture, et que son père, un intellectuel exubérant et excentrique, la ballotte désormais d'une ville universitaire à l'autre, vers de nouvelles aventures, toujours sur la route.
Ils vivent une relation fusionnelle, multiplient les joutes oratoires, se lancent dans des citations savantes, refont
l'histoire de la littérature et de la physique quantique. Mais un jour, elle découvre le cadavre pendu d' Hannah Schneider, son professeur préféré. Que peut-elle bien faire ? Suivre les conseils paternels et reconstituer l'histoire, avec rigueur, un zeste de comique, si possible, et moult anecdotes. Cela suffira-t-il à élucider le drame et à percer les secrets d'un entourage plus mystérieux qu'il n'y paraît ?
La physique des catastrophes, Marisha Pessl
Editions Gallimard, 624 Pages, Août 2007
(Traduit par Laetitia Devaux)
Roman Contemporain
Minederien, souscouvert de jeu et d'humour, Marisha Pessl propose unevision critique inédite de la société consumériste américaine.
A la fois noir, drôle et poignant, ce roman étourdissant de verve et de brio nous offre une héroïne inoubliable et marque l'entrée en scène fracassante de Marisha Pessl, conteuse-née et enfant prodige de la jeune littérature américaine.
Le journal du Dimanche ( Marie-Laure Delorme) " Elle est cultivée,futée, assurée. Des théories en nombre sur la vie. Des solutions ramassées au coin de la rue. Des avis sur toute chose. Bleue Van Meer, fille de son père comme on peut être fille de sa mère, sait y aller. Adolescente de 16 ans, drôle, angoissée, solitaire, courageuse. Elle a tout pour elle. Sauf une petite chose. Il lui reste à apprendre à vivre. A faire l'expérience à pleines mains, dents serrées et genoux à terre, des heurts et des joies de l'existence. Marisha Pessl, romancière américaine de 29 ans, a écrit un premier roman créatif, tonique, explosif (....).
Marisha Pessl fait preuve d'une invention langagière revigorante pour faire le portrait d'une adolescence américaine dans la tourmente. Surdouée en tout, sauf en vie. On est embarqué par le style feu et flamme de l'auteur. Dessins, construction, citations fausses ou vraies, humour, personnages colorés. Marisha Pessl trouve un ton bien à elle en réussissant à mixer classicisme et modernité.(....)On ressent, vibre, bouge, combat à travers elle.(....)
La physique des catastrophes est un roman policier, un roman d'apprentissage, un roman politique, un roman féministe.(....)."
Livres Hebdo " Roman d'apprentissage et roman à énigmes, l'épatant coup d'essai de Marisha Pessl déborde d'inventivité, d'intelligence et de brio. Fin Août, il risque de s'arracher comme des petites pains avant de rafler un prix littéraire à l'automne."
Mon avis " Le premier roman de Marisha Pessl est-il "100% vrai?".
" délirant"...le matériau qui a permis à Bleue Van Meer (l'héroïne) de construire sa barque pour franchir sans encombre un dangereux détroit ?
A tous les cas La physique des catastrophes, pavé de 600 pages est la description d'une certaine Amérique d'où l'humour n'est pas absent. Alimenté par un grand nombre de références qui rendent fort original cet ouvrage."
lundi 3 septembre 2007
HISTOIRE DE LISEY - STEPHEN KING
Pendant vingt-cinq ans, Lisey a partagé les secrets et les angoisses de son mari. Romancier célèbre, Scott Landon était un homme extrêmement complexe et tourmenté. Il avait tenté de lui ouvrir la porte du lieu, à la fois terrifiant et salvateur, où il puisait son inspiration. A sa mort, désemparée, Lisey s'immerge dans les papiers laissés par Scott, s'enfonçant toujours plus loin dans les ténèbres qu'il fréquentait....
Histoire de Lisey, Stephen King.
Editions Albin Michel, 566 Pages, Septembre 2007
( Traduit de l'Anglais (Etats-Unis) par Nathalie Gassie)
Roman Thriller.
Histoire de Lisey est le roman le plus personnel et le plus puissant de Stephen King. Une histoire troublante, obsessionnelle, bouleversante, mais aussi une réflexion fascinante sur les sources de la création,la tentation de la folie et le langage secret de l'amour. Un chef-d'oeuvre.
The Washington Post " Une méditation audacieuse sur le processus créatif, un recoupement remarquable des différentes veines du talent de King : sensibilité des essais autobiographiques, profondeur de l'analyse,suspense des nouvelles, et terreur psychologique des romans."
Le figaro " Certaines rumeurs avaient mis Stephen King à la retraire, c'était sans compter sur ce nouveau roman,le plus personnel de son oeuvre. Deux ans après la mort de son mari, un écrivain à succès, Lisey décide de pousser la porte de son univers romanesque. Stéphen King, qui a toujours dit être hanté par cette question : " Qui je suis quand j'écris?" explore la création dans ce qu'elle a de plus angoissant."
Critique de Scifi-Universe
mercredi 29 août 2007
LE RAPPORT DE BRODECK - PHILIPPE CLAUDEL
" Je m'appelle Brodeck et je n'y suis pour rien. Je tiens à le dire. Il faut que tout le monde le sache.
Moi je n'ai rien fait, et lorsque j'ai su ce qui venait de se passer, j'aurais aimé ne jamais en parler, ligoter
ma mémoire, la tenir bien serrée dans ses liens de façon à ce qu'elle demeure tranquille comme une fouine
dans une nasse de fer.
Mais les autres m'ont forcé : "Toi, tu sais écrire, m'ont-ils dit, tu as fait des études." J'ai répondu que c'étaient de toutes petites études, des études même pas terminées d'ailleurs, et qui ne m'ont pas laissé un grand souvenir. Ils n'ont rien voulu savoir : " Tu sais écrire, tu sais les mots, et comment on les utilise, et comment aussi ils peuvent dire les choses. Ca suffira. Nous on ne sait pas faire cela. On s'embrouillerait, mais toi, tu diras, et alors ils te croiront.""
Le rapport de Brodeck, Philippe Claudel
Editions Stock, 401 pages, Août 2007
Roman Contemporain.
Astrid de Larminat (Journaliste) : Au cours de l'année qui suit la fin de la Seconde Guerre mondiale, dans un village de l'est de la France, la mécanique d'exclusion se remet en branle....D'un commun accord, les habitants ont tué un étranger arrivé chez eux quelques mois auparavant avec son âne, son cheval et un curieux carnet à dessin. Ils chargent l'un des leurs, un certain Brodeck qui n'a pas pris part au complot, de rédiger un rapport sur sa disparition afin de les disculper. Ce dernier s'éxécute mais se met à écrire en parallèle un autre récit : celui de sa propre arrestation et déportation....Un roman allégorique où l'on retrouve le talent de Claudel pour croquer des personnages, camper des scènes saisissante, raconter une histoire en ménageant un suspens. On pourra légitimement reprocher à l'auteur un certain nombre de platitudes qui entachent sa prose limpide; n'empêche, son livre a de l'envergure et résonne longtemps après qu'on l'a refermé."
Livre Hebdo ( J.C.Perrier) : "Philippe claudel a construit son histoire à rebours, avec virtuosité (....) " Le rapport de Brodeck" est un livre grave, puissant, inoubliable."
Le blog "les lectures de Caroline" donne son avis.
Mon avis : " Un village frontalier, où après la guerre " tout le monde est revenu en arrière", et où le narrateur, de retour d'un camp où il a été traité comme un chien, est chargé, par ses compatriotes, de rédiger "Le rapport de Brodeck", lui qui sait écrire, après " la chose qui s'est passée", à propos de " l'autre", l'étranger mis à mort...
Mais " les morts ne quittent jamais les vivants " et le héros de Philippe Claudel se rend compte que
" vivre, continuer à vivre,....c'est peut êre choisir une autre réalité lorsque celle que nous avons connu devient un poids insupportable ", comme le sont ses souvernirs.
Que ce soit sous la neige ou le grand soleil, une " étrange lumière" baigne le village et ses habitants dignes d'être peints par Jérôme Bosch.
La culpabilité et la punition sont les grands thèmes de cet ouvrage plus " gris ", une fois encore, que " noir " où les descriptions remarquables ajoutent à l'atmosphère irréelle et intemporelle."
lundi 27 août 2007
NO ET MOI - DELPHINE DE VIGAN
" Elle avait l'air si jeune. En même temps il m'avait semblé qu'elle connaissait vraiment la vie, ou plutôt qu'elle
connaissait de la vie quelque chose qui faisait peur."
Adolescente surdouée, Lou Bertignac rêve d'amour, observe les gens, collectionne les mots, multiplie les expériences domestiques et les théories fantaisistes.
Jusqu'au jour où elle rencontre No, une jeune fille à peine plus âgée qu'elle. No, ses vêtements sales, son visage fatigué, No dontla solitude et l'errance questionnent le monde. Pour la sauver, Lou se lance alors dans une expérience de grande envergure menée contre le destin.
Mais nul n'est à l'abri....
No et moi, Delphine de Vigan.
Editions J.C.Lattès, 287 Pages, Août 2007
Roman Contemporain.
Dominique Guiou " Lou est une adolescente surdouée. Mais son Q.I. de 160 ne l'empêche pas d'être mal dans sa peau. A la compagnie de ses camarades de classe, qui l'ont aimablement surnommée " le cerveau", elle préfère celle de No, une jeune SDF qu'elle a rencontrée gare d'Austerlitz. Une étrange amitié se noue entre les deux jeunes filles que tout sépare.
Lou va tente, avec l'énergie de ses treize ans, de refuser le monde tel qu'il est. Et va tout mettre en oeuvre pour sortir No de la rue....
Cette histoire aurait pu sombrer dans le misérabilisme, mais Delphine de Vigan a évité cet écueil. Sans doute grâce au regard naïf et lucide que héroïne,plus vraiment une enfant mais pas encore une adulte, porte sur la violence qui nous entoure."
E.de B. "Lou Bertignac, fille unique de 13 ans, affichant un QI de 160, collectionne les mots, compare les étiquettes, la longueur des rouleaux de papier toilette....Alors que ses copines chattent, elle observe les gens, s'interroge sur ce qui ne tourne pas rond. Entre une mère dépressive et un père qui refuse cette réalité, Lou se sent mal aimée. Gare Austerlitz, elle rencontre No, SDF de 18 ans, et décide de faire un exposé sur les sans-abri. Elle convainc ses parents de l'héberger, mais peut-on sauver ceux que la vie a brisés?
La réussite de ce roman d'apprentissage signé Delphine de Vigan tient à l'esprit de cette jeune fille hypersensible qui se demande dans quel sens il faut tourner sa langue quand on embrasse un garçon. L'émotion naît de l'attente d'un signe d'attention maternel, de l'élan de tendresse envers No, de leur pacte d'amitié, et aussi du regard que cet enfant précoce pose sur les exclus.
L'art de dire les choses graves avec légèreté."
Livre Hebdo " Cédant parfois à une vision un peu romantique du monde de la rue, Delphine de Vigan montre toutefois avec délicatesse, cette honte d'être du bon côté, la culpabilité des privilégiés, l'inévitable déséquilibre de la relation (....).Son roman à la générosité de son personnage, sa naïveté quelquefois. Une bonté fraîche et sans prétention."







