mardi 20 novembre 2007
J 'ECRIS....
A l'usage des humbles, de ceux qui s'aiment, j'écris que la terre
est dure,que tout passe, hormis l'amour.
J'écris ce que je sais et ce que nous savons, mais que nous avons
à mieux connaître pour vivre,
Que la fougère épouse le houblon,
Que l'amour n'est jamais malheureux.
J'écris à longue haleine parce qu'au bout du souffle il y a le rire
à délivrer.
J'écris le monde qui sera.
Ce n'est pas en un jour qu'il viendra, mais après un long respect,
une longue connaissance.
J'écris pour assumer le bonheur.
Et que m'importe comment si l'herbe au crépuscule a un langage
stellaire.
Si je dis que tout est familier, ceux qui s'aiment entrent sans hésiter
dans le système des gravitations.
M'entendez-vous ? La mer est à ma porte et je ne la retiens que par
un tout petit peu d'imagination.
M'entendez-vous lorsque j'accorde audience aux grands thèmes
de passage.
Je me bats avec les éclats de rire, les armes de la jeunesse,
avec la centaurée sauvage, la bourrache et le lotier.
J'appelle au nom de la santé des prés, de la houle des sainfoins,
de la sueur des hommes.
J'appelle au nom des cheveux de l'aimée, d'une mainprise
sur l'épaule, d'un avenir commencé à deux.
Avec les armes du plaisir, avec les larmes du désir.
J'écris le bonheur sur la table.
Jean Malrieu.
mardi 6 novembre 2007
N'ESSAYEZ PAS....
N'essayez pas
de devenir un homme
qui a du succès
Essayez de devenir
un homme
qui a de la valeur.
Albert Einstein ( Physicien Allemand : 1879-1955 )
vendredi 26 octobre 2007
CE N'EST PAS....
Ce n'est pas parce que
les choses sont difficiles
que nous n'osons pas les faire,
C'est parce que nous n'osons pas
les faire qu'elles sont difficiles.
Sénèque ( écrivain et philosophe romain ; 4 av.J.C.)
samedi 20 octobre 2007
VIVRE ENSEMBLE
Nous devons apprendre à vivre ensemble
comme des frères , sinon nous allons mourir
tous ensemble comme des idiots.
Martin Luther King ( Pasteur Américain , prix Nobel de la Paix ; 1929-1968 )
mardi 16 octobre 2007
VIEILLIR....
Vieillir est ennuyeux,
mais c'est le seul moyen
que l'on est trouvé
de vivre longtemps.
Sainte-Beuve ( écrivain français : 1804-1869 )
mercredi 3 octobre 2007
LORSQUE L'HOMME
Lorsque l'homme aura
coupé le dernier arbre,
pollué la dernière goutte
d'eau, tué le dernier
poisson, alors il se rendra
compte que l'argent
n'est pas comestible.
Proverbe Indien.
samedi 29 septembre 2007
CELUI QUI....
Celui qui en sait beaucoup sur les autres
est peut-être instruit, mais celui
qui se comprend lui-même est plus intelligent.
Celui qui dirige les autres est peut-être
puissant, mais celui qui s'est maîtrisé lui-même
a encore plus de pouvoir.
Lao-Tseu.
mardi 11 septembre 2007
UN SOURIRE
Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup.
Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir
celui qui donne.
Il ne dure qu'un instant
mais son souvenir est parfois immortel.
Personne n'est assez riche pour s'en passer
et nul n'est assez déshérité qu'il ne puisse
en faire l'aumône.
Un sourire c'est du repos pour l'être fatigué,
du courage pour l'âme abattue
et de la consolation pour l'âme endeuillée.
C'est un véritable antidote
que la nature tient en réserve
pour toutes les peines.
Et pourtant, il ne peut ni s'acheter
ni se voler car il n'a de valeur
qu'à partir du moment où il se donne.
Et si l'on vuos refuse le sourire que vous
méritez, soyez généreux, donnez le vôtre.
Nul en effet n'a autant besoin d'un sourire que
celui qui ne sait pas en donner.
Auteur Espagnol Anonyme.
vendredi 27 juillet 2007
AIMONS TOUJOURS ! AIMONS ENCORE !
Aimons toujours ! Aimons encore !
Quand l'amour s'en va, l'espoir fuit.
L'amour, c'est le cri de l'aurore,
L'amour c'est l'hymne de la nuit.
Ce que le flot dit aux rivages,
Ce que le vent dit aux vieux monts,
Ce que l'astre dit aux nuages,
C'est le mot ineffable : Aimons !
L'amour fait songer, vivre et croire.
Il a pour réchauffer le coeur,
Un rayon de plus que la gloire,
Et ce rayon c'est le bonheur !
Aime ! qu'on les loue ou les blâme,
Toujours les grand coeurs aimeront :
Joins cette jeunesse de l'âme
A la jeunesse de ton front !
Aime, afin de charmer tes heures !
Afin qu'on voie en tes beaux yeux
Des voluptés intérieures
Le sourire mystérieux !
Aimons-nous toujours davantage !
Unissons-nous mieux chaque jour.
Les arbres croissent en feuillage ;
Que notre âme croisse en amour !
Soyons le miroir et l'image !
Soyons la fleur et le parfum !
Les amants, qui, seuls sous l'ombrage,
Se sentent deux et ne sont qu'un !
Les poètes cherchent les belles.
La femme, ange aux chastes faveurs,
Aime à rafraîchir sous ses ailes
Ces grand fronts brûlants et réveurs.
Venez à nous, beautés touchantes !
Viens à moi, toi, mon bien, ma loi !
Ange ! viens à moi quand tu chantes,
Et, quand tu pleures, viens à moi !
Nous seuls comprenons vos extases.
Car notre esprit n'est point moqueur ;
Car les poètes sont les vases
Où les femmes versent leur coeurs.
Moi qui ne cherche dans ce monde
Que la seule réalité,
Moi qui laisse fuir comme l'onde
Tout ce qui n'est que vanité,
Je préfère aux biens dont s'enivre
L'orgueil du soldat ou du roi,
L'ombre que tu fais sur mon livre
Quand ton front se penche sur moi.
Toute ambition allumée
Dans notre esprit, brasier subtil,
Tombe en cendre ou vole en fumée,
Et l'on se dit : " Qu'en reste-t-il ? "
Tout plaisir, fleur à peine éclose
Dans notre avril sombre et terni,
S'effeuille et meurt, lis, myrte ou rose,
Et l'on se dit : " C'est donc fini ! "
L'amour seul reste. O noble femme
Si tu veux dans ce vil séjour,
Garder ta foi, garder ton âme,
Garder ton Dieu, garde l'amour !
Conserve en ton coeur, sans rien craindre,
Dusses-tu pleurer et souffrir,
La flamme qui ne peut s'éteindre
Et la fleur qui ne peut mourir !
In Les Contemplations, Victor Hugo.
mercredi 25 juillet 2007
MELANGES D'AMOUR
Vous demandez si l'amour rend heureuse :
Il le promet, croyez-le, fût-ce un jour.
Ah ! Pour un jour d'existence amoureuse
qui ne mourrait ? La vie est dans l'amour.
Si le sourire, éclair inattendu,
brilla parfois au milieu de mes larmes,
c'était l'amour ! C'était lui, mais sans armes;
c'était le ciel qu'avec lui j'avais perdu.
Sans lui, le coeur est un foyer sans flamme.
Il brûle tout, ce doux empoisonneur.
J'ai dit bien vrai comme il déchire une âme :
Demandez donc s'il donne le bonheur !
Vous le saurez : oui, quoi qu'il en puisse être,
de gré, de force, amour sera le maître :
et, dans sa fièvre alors lente à guérir,
vous souffrirez, ou vous ferez souffrir.
Dès qu'on l'a vu, son absence est affreuse;
dès qu'il revient, on tremble nuit et jour;
souvent enfin la mort est dans l'amour;
et cependant....Oui, l'amour rend heureuse !
In Idylles et Elégies, Marceline Desbordes-Valmore.









