samedi 29 septembre 2007
CELUI QUI....
Celui qui en sait beaucoup sur les autres
est peut-être instruit, mais celui
qui se comprend lui-même est plus intelligent.
Celui qui dirige les autres est peut-être
puissant, mais celui qui s'est maîtrisé lui-même
a encore plus de pouvoir.
Lao-Tseu.
vendredi 28 septembre 2007
UN JOUR DES CHOSES TERRIBLES...- LAURENT BOTTI
D'abord, dans la brume.
Tenace, envahissante, qui noie tous les repères.
Ensuite la première mort.
Naturelle....quoi que.
Et puis ces enfants dont les jeux sont loin d'être innocents. Vous êtes à Laville-Saint-Jour, avec ses vestiges gothiques, ses gargouilles et ses morts mystérieuses.
N'oubliez pas :
Un jour, des choses terribles arriveront ; et ce jour-là, plus rien, jamais, ne sera comme avant.
Un jour des choses terribles...., Laurent Botti.
Editions XO, 525 Pages, Septembre 2007
Roman Policiers, Thriller.
Après Pleine Brume, Fatale Lumière et la Nuit du Verseau, vendus à plus de 400 000 exemplaires, Laurent Botti livre un thriller à l'ambiance sombre et inquiétante, qui tient en haleine jusqu'aux derniers mots.
Note de l'Editeur " Dans Un jour, des choses terribles...., Laurent Botti renoue avec l'ambiance brumeuse de cette Bourgogne natale qui avait tant enthousiasmé les lecteurs de son premier roman Pleine Brume jouant habilement, comme a pu le faire auparavant son maître entre tous : Stephen King, sur nos peurs ancestrales, il transforme une bourgade apparemment tranquille en véritable ville maudite, hantée par des malédictions et des ombres surgies du passé. Car si, derrière la brume, tout n'était en fait que l'oeuvre du Mal ?
Avec Un jour des choses terribles....Laurent Botti nous livre un thriller angoissant, remarquablement écrit et construit qui confirme le talent et l'originalité de ce jeune auteur."
Interview de Laurent Botti à propos de Un jour des choses terribles....
Site du Livre Un jour des choses terribles....
mardi 25 septembre 2007
LA CHAUSSURE SUR LE TOIT - VINCENT DELECROIX
Au centre du roman, une chaussure abandonnée sur un toit parisien. Tous les personnages du livres fréquentent le même immeuble, à proximité des rails de la gare du Nord. On rencontrera un enfant rêveur, un cambrioleur amoureux, trois malfrats déjantés, un unijambiste, un présentateur vedette de télévision soudain foudroyé par l'évidence de sa propre médiocrité, un chien mélancolique, un immigré sans papiers, une vieille excentrique, un
artiste (très) contemporain, un narrateur au bord du suicide....et une chaussure pleine de ressources romanesques.
La chaussure sur le toit, Vincent Delecroix
Editions Gallimard, 218 Pages, Juillet 2007
Roman Contemporain.
L'imbrication des histoires les unes dans les autres à l'intérieur du roman permet à Vincent Delecroix d'aborder des registres très différents, du délire philosophique à la complainte élégiaque en passant par la satire des moeurs et par la peinture drolatique de la solitude-thème de prédilectionde l'auteur.
Le Nouvel Observateur (Dominique Fernandez) : "Ces pages sentent le conte de fées, l'école buissonnière, le jeu de société. Il y a du Giraudoux dans la nonchalance et la souplesse de ce style, qui mêle les registres, accumule les surprises. La chaussure reste coincée sur le toit mais pas cette prose ailée, bondissante."
Le Magazine Littéraire (Juliette Cerf) : "Autant le roman précédent de Vincent Delecroix "ce qui est perdu (2006)", était construit sur un emboîtement de voix, autant celui-ci travaille une juxtaposition d'espaces qui colmatent avec brio ce vide de sens creusé par cette chaussure jetée là, sous nos yeux."
Livres Hebdo ( Jean Maurice De Montremy) : " Elégant et synthétique, jouant des formules sans jamais en abuser, Vincent Delecroix confirme ses qualités d'écrivain, prenant le temps de la poésie voire de la rêverie, sans esprit de système."
Mon avis : " Sur l'un des immeubles bordant la cour d'un quartier populaire de Paris, La chaussure sur le toit a été jetée, déposée, abandonnée par vengeance, mépris, négligence, ou quoi encore ! Fillette insomniaque, vieille dame, cambrioleur, artiste ridicule ou même un chien et un chat, tous plus ou moins solitaires ont vu cet objet insolite avec une vision personnelle que décrit Vincent Delecroix avec un tendre humour.
Loufouque, grave, cocasse, touchant ou satirique, chacun des dix récits qui suivent ce prologue tente de donner une explication possible, sinon plausible de la présence obstinée de cette chaussure qui, au fil des pages, passe de statut de fil conducteur drôlatique à celui d'objet philosophique. Comme une présentation métaphysique pour ne pas dire une matérialisation de l'absurdité du monde."
vendredi 21 septembre 2007
LE BLUES DU TUEUR A GAGES - LAWRENCE BLOCK
Cool, fiable et efficace, John Keller est le tueur à gages préféré de tous. L'épouse qui gêne, la star du sport
vieillissante, l'associé en affaires véreux, aucune victime ne le fait reculer. Pour lui, il ne s'agit pas de liquider
tel ou tel, mais de résoudre un problème, qui, évidemment, n'a rien de personnel. Un contrat après l'autre, Keller sillonne les Etats-Unis et travaille avec honneur.
Mais, aussi bon soit-il, il n'en est pas moins homme et se sent parfois bien seul et en proie au doute. Tuer le
psychologue, le chien, la femme....à la longue, c'est un peu lassant et la retraite semble attrayante.
Jusqu'au jour où, hélas, il doit se faire une raison : la retraite coûtant cher, il faut gagner de l'argent....et donc
recommencer à tuer, tuer et tuer.
Le blues du tueur à gages, Lawrence Block
Editions Seuil Policiers, 337 Pages, Septembre 2007
(Traduit de l'Anglais (Etats-Unis)par Frédéric Grellier)
Roman Policier, Suspense.
Intelligence des histoires, écriture d'une malicieuse férocité et humour à la hache, ce nouvel épisode de la saga Keller, un tueur à gages sans règles, si ce n'est les siennes est tuant d'humanité.
mardi 18 septembre 2007
CENDRILLON - ERIC REINHARDT
Que serais-je devenu si je n'avais pas rencontré Margot à vingt-trois ans ?
Voilà le quatrième de couverture......et oui seulement cela....
Donc le quatrième de couverture aurait pu être :
Laurent Dahl prend la fuite, abandonnant femme et enfants, domestiques, appartement à Londres. L'ascension fulgurante de son hedge fund vient de s'interrompre par une faillite retentissante, avec des pertes de plusieurs milliards de dollars. Patrick Neftel roule à vive allure vers un studio de télévision, des armes cachées dans le coffre de sa voiture, pour accomplir devant des millions de téléspectateurs le geste désespéré qui lui donnera le sentiment d'exister. Thierry Trockel conduit son épouse vers un manoir isolé aux environs de Munich, où les attend un couple aventureux rencontré sur un site d'exhibition conjugale. A travers ces trois personnages issus d'une classe moyenne auscultée sans relâche , c'est le monde dans toute sa rudesse qui se révèle : traders radicaux enivrés par le succès, investisseurs obsessionnels, laissés pour compte de la promotion sociale, parents soumis et humiliés, adolescents rageurs, jeunes gens avides et individualistes. Une société bloquée entre l'aisance obscène des people et le repli sur soi de la bourgeoisie intellectuelle de gauche.
Cendrillon, Eric Reinhardt
Editions stock, 578 Pages, Août 2007
Roman Contemporain
Livres Hebdo(Sean James Rose) " Le livre d'Eric Reinhardt est complexe mais pas confus il se dégage, nonobstant la cruauté de certaines pages (....), beaucoup de tendresse, plus d'ingulgence qu'il n'y paraît."
Les inrockuptibles " Après trois romans comme autant de coups d'essai, Eric Reinhardt place la barre très haut avec cet ambitieux "cendrillon" ultra contemporain et classique en même temps, il propose un dispositif narratif jouissif qui en fait un roman comique."
Le point(Valérie Marin la Meslée) "Excitant, ambitieux, émouvant, captivant, agaçant, le quatrième roman de l'auteur rend compte et conte le monde tel qu'il va dans un jeu de pistes étourdissant sur le fond et la forme."
Le Figaro Magazine(Sébastien Le Fol)"Roman déroutant parfois sur la forme "cendrillon" impressionne par l'ampleur de son propos, devant tant de culot, on dit bravo."
L'express(Bastide Liger) "(....)"cendrillon" déroute, tout d'abord, livre ses clefs au fur et à mesure, reprend sous forme de litanie certains mots ou évènements et constitue, au final, un grand puzzle littéraire. Le chaos ambiant peut exaspérer mais on se met rapidement à assembler les pièces de ce jeu de construction. Par moment narcissique et trop long, ce roman tire toutefois de ses défauts une énergie nécessaire à sa dynamique.(....)Cette saison bénie aura permis à Eric Reinhardt d'accéder, cette année, au bal des grands écrivains. Et qu'importe s'il n'existe pas, dans sa pointure, de pantoufle de vair...."
Mon avis "Une critique disait du précédent ouvrage d'Eric Reinhardt :" ça court, ça cavalcade, c'est d'une méchanceté endiablée, d'une violence jubilatoire". Je donne à "cendrillon" qui vient de paraître la même appréciation mais avec une petite réserve à la fin car il faudra vous y retrouver dans la compléxité des personnages peu aidés par le style....si particulier. Je n'ai pas accroché, j'ai même eu du mal, toutes les critiques sont pourtant dithyrambiques, mon avis se rapprochera plutôt de la critique de L'Express, j'y ai trouvé des moments longs."
vendredi 14 septembre 2007
LES FABULEUSES AVENTURES D'UN INDIEN MALCHANCEUX QUI DEVINT MILLIARDAIRE - VIKAS SWARUP
Quand le jeune Ram Mohammad Thomas devient le grand vainqueur de "qui veut gagner un milliard de roupies?", la production soupçonne immédiatement une tricherie.
Comment un serveur de dix-huit ans, pauvre et inculte, serait-il assez malin pour répondre à treize questions
pernicieuses ?
Accusé d'escroquerie, sommé de s'expliquer, Thomas replonge alors dans l'histoire de sa vie....Car ses réponses, il ne les a pas apprises dans les livres, mais au hasard de ses aventures mouvementées !
Du prêtre louche qui laisse trop volontiers venir à lui les petits enfants à la capricieuse diva de Bollywood, des
jeunes mendiants des bidonvilles de Bombay aux touristes fortunés du Taj Mahal, au fil de ses rencontres, le
jeune homme va apprendre que la fortune sourit aux audacieux....
Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire, Vikas Swarup
Editions 10x18, 364 Pages, Août 2007.( Précédente Editions Belfond.)
(Traduit de l'Anglais par Roxane Azimi)
Roman Contemporain.
Madame Figaro (Jeanne de Ménibus) "Vikas Swarup a mis sa connaissance de diplomate au service d'un formidable talent de conteur. Il mène ces tribulations tragi-comiques d'un pas allègre, si bien qu'en dépit de la violente réalité qui les sous-tend l'énergie revigorante de ses personnages nous contamine."
Le Parisien (C.A.) " On rit beaucoup, on s'émeut et l'on frissonne aussi.
D'une construction habile, ce premier roman emmène le lecteur dans les tréfonds de la société
indienne, des bidonvilles aux villas de Bollywood. Un livre qui lui même promis à un fabuleux destin."
L'avis d'Evene
jeudi 13 septembre 2007
LA PHYSIQUE DES CATASTROPHES - MARISHA PESSL
Bleue Van Meer serait une adolescente américaine tout à fait ordinaire. Sauf que, à cinq ans, elle perd sa mère dans un accident de voiture, et que son père, un intellectuel exubérant et excentrique, la ballotte désormais d'une ville universitaire à l'autre, vers de nouvelles aventures, toujours sur la route.
Ils vivent une relation fusionnelle, multiplient les joutes oratoires, se lancent dans des citations savantes, refont
l'histoire de la littérature et de la physique quantique. Mais un jour, elle découvre le cadavre pendu d' Hannah Schneider, son professeur préféré. Que peut-elle bien faire ? Suivre les conseils paternels et reconstituer l'histoire, avec rigueur, un zeste de comique, si possible, et moult anecdotes. Cela suffira-t-il à élucider le drame et à percer les secrets d'un entourage plus mystérieux qu'il n'y paraît ?
La physique des catastrophes, Marisha Pessl
Editions Gallimard, 624 Pages, Août 2007
(Traduit par Laetitia Devaux)
Roman Contemporain
Minederien, souscouvert de jeu et d'humour, Marisha Pessl propose unevision critique inédite de la société consumériste américaine.
A la fois noir, drôle et poignant, ce roman étourdissant de verve et de brio nous offre une héroïne inoubliable et marque l'entrée en scène fracassante de Marisha Pessl, conteuse-née et enfant prodige de la jeune littérature américaine.
Le journal du Dimanche ( Marie-Laure Delorme) " Elle est cultivée,futée, assurée. Des théories en nombre sur la vie. Des solutions ramassées au coin de la rue. Des avis sur toute chose. Bleue Van Meer, fille de son père comme on peut être fille de sa mère, sait y aller. Adolescente de 16 ans, drôle, angoissée, solitaire, courageuse. Elle a tout pour elle. Sauf une petite chose. Il lui reste à apprendre à vivre. A faire l'expérience à pleines mains, dents serrées et genoux à terre, des heurts et des joies de l'existence. Marisha Pessl, romancière américaine de 29 ans, a écrit un premier roman créatif, tonique, explosif (....).
Marisha Pessl fait preuve d'une invention langagière revigorante pour faire le portrait d'une adolescence américaine dans la tourmente. Surdouée en tout, sauf en vie. On est embarqué par le style feu et flamme de l'auteur. Dessins, construction, citations fausses ou vraies, humour, personnages colorés. Marisha Pessl trouve un ton bien à elle en réussissant à mixer classicisme et modernité.(....)On ressent, vibre, bouge, combat à travers elle.(....)
La physique des catastrophes est un roman policier, un roman d'apprentissage, un roman politique, un roman féministe.(....)."
Livres Hebdo " Roman d'apprentissage et roman à énigmes, l'épatant coup d'essai de Marisha Pessl déborde d'inventivité, d'intelligence et de brio. Fin Août, il risque de s'arracher comme des petites pains avant de rafler un prix littéraire à l'automne."
Mon avis " Le premier roman de Marisha Pessl est-il "100% vrai?".
" délirant"...le matériau qui a permis à Bleue Van Meer (l'héroïne) de construire sa barque pour franchir sans encombre un dangereux détroit ?
A tous les cas La physique des catastrophes, pavé de 600 pages est la description d'une certaine Amérique d'où l'humour n'est pas absent. Alimenté par un grand nombre de références qui rendent fort original cet ouvrage."
mardi 11 septembre 2007
UN SOURIRE
Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup.
Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir
celui qui donne.
Il ne dure qu'un instant
mais son souvenir est parfois immortel.
Personne n'est assez riche pour s'en passer
et nul n'est assez déshérité qu'il ne puisse
en faire l'aumône.
Un sourire c'est du repos pour l'être fatigué,
du courage pour l'âme abattue
et de la consolation pour l'âme endeuillée.
C'est un véritable antidote
que la nature tient en réserve
pour toutes les peines.
Et pourtant, il ne peut ni s'acheter
ni se voler car il n'a de valeur
qu'à partir du moment où il se donne.
Et si l'on vuos refuse le sourire que vous
méritez, soyez généreux, donnez le vôtre.
Nul en effet n'a autant besoin d'un sourire que
celui qui ne sait pas en donner.
Auteur Espagnol Anonyme.
lundi 10 septembre 2007
PELAGIE ET LE BOULEDOGUE BLANC - BORIS AKOUNINE
En cette fin de XIXe siècle, rien ne semble pouvoir troubler la quiétude de Zavoljsk, province russe au bord de la Volga. Pourtant, l'assassinat d'un bouledogue blanc, premier mâle d'une lignée très rare, va propager une onde de choc inattendue parmi ses habitants. Encore loin d'en imaginer les terribles conséquences, Monseigneur Mitrophane, archevêque de Zavoljsk, charge Pélagie, une jeune religieuse orthodoxe, de se rendre au manoir de la propriétaire éplorée du chien. Mitrophane accorde toute sa confiance à la jeune nonne qui a su, à de nombreuses reprises, compenser son indifférence flagrante envers le protocole religieux et son irritante manie du tricot par un talent certain pour résoudre des affaires criminelles.
Pélagie et le bouledogue blanc, Boris Akounine
Editions 10x18, collection grands détectives, 346 Pages, Septembre 2007
(Traduit du Russe par Alexandre Karvovski et Odette Chevalot)
Roman Policiers Historiques.
Le monde des livres ( Ph.-J.C.) " Bien sûr, l'énigme virtuose est prétexte à citations littéraires et clins d'oeils érudits sans que la fièvre du récit, digne de Fantômas ou de Gaston Leroux, n'en pâtisse jamais. Un régal."
Le Figaro Littéraire (Bruno Corty) " Des références à Pouchkine, Dostoïevski, des clins d'oeils à Agatha Christie, Conan Doyle, une Russie religieuse et païenne, artistique et bestiale. C'est intelligent, drôle, et plutôt bien écrit."
Pages de libraires (Laurence Patrice) " Nul doute que l'auteur a pris un malicieux plaisir àjouer avec cette piquante et très atypique héroïne et le lecteur le partage au delà même du suspens réussi de l'histoire. Akounine en effet joue un rien de pastiche et ses références à la littérature Russe du XIXe siècle, tout spécialement à Gogol, sont jubilatoires. On a déjà hâte de connaître les prochaines aventures de la perspicace Pélagie!"
France Soir "Dans ce premier volet d'une trilogie, on retrouve tout le talent d'Akounine pour conjuguer intrigue policière et humour, érudition et pastiches de grands classiques russes. Divertissement garanti."
L'Humanité Hebdo(Grégor Markowitz) " L'auteur géorgien a redonné ses lettres de noblesse au roman historique en mélangeant érudition et romanesque. Chacun de ses titres est un dépaysement."
vendredi 7 septembre 2007
LE MODELE - LARS SAABYE CHRISTENSEN
Peter Wihl est un peintre reconnu. Alors qu'il prépare sa prochaine exposition, prévue le jour de ses cinquante ans, il est victime d'une attaque. Le diagnostic est implacable : Peter va devenir aveugle. L'activité créatrice du peintre se trouve menacée. Auprès de qui dès lors, Peter va-t-il chercher de l'aide ?
De sa femme, ou de sa fille qu'il a décidé de prendre pour modèle? De Ben, son galeriste qui le presse de terminer son exposition ? Ou de Thomas, l'ophtalmologue au parcours douteux ?
Quelles limites morales et éthiques Peter Wihl sera-t-il capable de franchir pour enrayer le mal ?
Délaissant le roman psychologique, le récit se transforme alors en roman faustien...
Le modèle, Lars Saabye Christensen.
Editions J.C.Lattès, 355 Pages, Septembre 2007
(Traduit du Norvégien par Jean-Baptiste Coursaud)
Roman Contemporain.
Les égarements d'un peintre maudit, sur le point de perdre la vue, et confronté à ses propres limites, aussi bien physiques que morales. "Le modèle" est un magnifique roman sur l'art, la quête de soi.
Aftenposten " Christensen est un remarquable conteur qui possède un profond sens du rythme et un style doux-amer très personnel."
Adresseavisen " Le Modèle est peut-être le meilleur de Christensen. Un texte puissant et cruel. Avec Ibsen, ils forment une combinaison imbattable ! Du grand art."
Lattès "(....)Peter Wihl est confronté à un double défi, celui de composer douze nouvelles toiles mais aussi de se renouveler depuis "les corps morcelés" qui ont fait le succès "d'amputations", son exposition inaugurale. Mais il est victime d'une attaque (...). Catastrophique, le pronostic l'est à plus d'un titre puisqu'il menace l'activité créatrice du peintre, mais va aussi réveiller ces instincts les plus vils, chez cet homme faible et souvent indélicat. Quelles limites morales et éthiques Peter Wihl est-il capable de franchir pour enrayer le mal ? En se plaçant du côté du mal, justement.(....)."
Voir ici l'article du Monde des livres








